Lancé en 2018, ce projet structurant de développement de l’irrigation et d’adaptation de l’agriculture irriguée aux changements climatiques associé au barrage Kaddoussa marque une étape décisive pour la sécurité hydrique et le développement d’une agriculture irriguée performante, inclusive et résiliente face aux changements climatiques, conformément aux hautes orientations royales et aux stratégies agricoles nationales Plan Maroc vert et Génération Green, indique un communiqué du département d’Ahmed El Bouari.
Le projet a pour objectif l’amélioration de la mobilisation des eaux de surface, la préservation et la rationalisation de l’utilisation des ressources en eau souterraine de la nappe phréatique de Meski-Boudenib, qui a fait l’objet d’un contrat de gestion participative signé en 2023.
Il permettra de valoriser un volume moyen de 30 millions de m³ d’eau par an mobilisé à partir du barrage Kaddoussa et de sécuriser l’irrigation sur une superficie de 5.000 hectares, incluant 825 hectares de palmeraies traditionnelles et 4.175 hectares d’extensions agricoles dans les terres collectives, équipées en irrigation localisée.

Selon la même source, le projet bénéficie directement à près de 16.600 habitants, dont les palmeraies traditionnelles de la commune de Oued Naam, 299 projets agricoles d’ayants droit des terres collectives et 37 projets de promoteurs privés. Le projet permettra de générer de nombreux emplois dans la chaine de la mise en valeur du périmètre, en plus de 3,6 millions de journées de travail déjà générées par les chantiers de travaux.
Le projet d’irrigation, qui a nécessité un investissement public de près de 1 milliard de dirhams, est financé avec le soutien de l’Agence française de développement (42%, dont 41% en prêt et 1% en subvention) et du Fonds vert pour le climat (21%), en plus du Budget de l’État (37%).
Outre les infrastructures d’irrigation, le projet a soutenu les mesures d’accompagnement des agriculteurs en matière de promotion des bonnes pratiques agricoles pour renforcer la résilience des systèmes agricoles oasiens et de développement socio-économique local à travers le financement de 139 projets au profit des jeunes, des coopératives et des associations locales, pour un montant de 30 millions de DH.