Malgré un contexte « tendu », Aziz Akhannouch revendique une dynamique de relance « solide », articulée autour de « l’investissement, de la réforme fiscale et de la consolidation de l’État social ».
Le chef du gouvernement a mis en avant l’augmentation de l’investissement public, passé de 230 milliards de DH en 2021 à 340 milliards en 2025, ainsi que l’adoption d’un nouveau dispositif d’appui à l’investissement privé.
La nouvelle charte de l’investissement, les plans sectoriels (tourisme, industrie, transition verte), la digitalisation de l’économie et la réforme du climat des affaires ont, a-t-il rappelé, contribué à redresser la dynamique économique.
Croissance, IDE, inflation, emploi
Le chef du gouvernement a rappelé certains résultats chiffrés :
-Une croissance du PIB de 3,8% en 2024, contre 3,7% en 2023, portée par les secteurs non agricoles ;
-Une prévision de croissance à 4,6% pour 2025 ;
-Des investissements directs étrangers en nette hausse : 43,2 MMDH en 2024 contre 26,3 milliards en 2020 ;
-Un recul du déficit budgétaire de 7,1% en 2020 à 3,8% prévu fin 2024 ;
-Une baisse du taux de chômage, grâce notamment à la création de 351.000 postes au 1er trimestre 2025 ;
-Un recul de l’inflation à moins de 1% fin 2024 après avoir culminé à 10,1% en février 2023.
Au-delà des chiffres macroéconomiques, Aziz Akhannouch insiste sur les réformes sociales :
-La généralisation de l’AMO, qui couvre désormais 88% des Marocains ;
-La mise en œuvre du registre social unifié et le versement de l’aide sociale directe à 4,2 millions de familles ;
-Le soutien au pouvoir d’achat : 88,2 milliards de DH alloués au maintien des prix des produits de base entre 2022 et 2024, 8,6 milliards pour les transporteurs, 20 milliards pour atténuer les effets de la sécheresse ;
-L’augmentation des salaires dans les secteurs public et privé, avec une enveloppe de 45 milliards de DH d’ici 2026.
Pour financer ces politiques, le chef du gouvernement a évoqué :
-La refonte de l’impôt sur les sociétés, de la TVA et de l’IR selon la loi-cadre 69.19 ;
-L’augmentation progressive des recettes fiscales, passées de 199 à 300 MMDH entre 2020 et 2024.
-Un objectif de déficit budgétaire à 3,5% du PIB d’ici fin 2025 et une dette publique ramenée à moins de 67% du PIB.