Près d’une semaine après la fin de la Coupe du monde des clubs, les prestations d’Achraf Hakimi continuent à nourrir les débats des spécialistes. C’est le cas notamment de Roberto Martinez. Membre du groupe d’étude technique de la FIFA, le sélectionneur du Portugal a souligné le rôle essentiel occupé par le latéral marocain au sein du Paris Saint-Germain. 

Pour le technicien espagnol, Achraf Hakimi fait preuve d’une grande compréhension du jeu et du positionnement de ses coéquipiers. En outre, il occupe une place centrale dans le plan de jeu des Parisiens, car « les actions se concluent généralement par un appel tranchant d’Achraf Hakimi dans les 30 derniers mètres », souligne Roberto Martinez. 

Pour preuve, « Hakimi se classe en première position pour le nombre de ballons reçus à la suite d’un appel dans le dos de la défense. Il devance assez largement tous ses coéquipiers », ajoute Roberto Martinez. Si vous avez encore un doute, il suffit de revoir la passe décisive du capitaine de l’équipe nationale contre le Real Madrid.

Un modèle de mouvements coordonnés qui met également en relief les capacités physiques du latéral marocain. « Sur cette action, on peut voir que João Neves et Achraf Hakimi se comprennent parfaitement. En fonction de la position de chacun, ils parviennent presque à eux seuls à déstabiliser la défense adverse. Les Madrilènes ont eu énormément de mal à contenir cet appel. Ici, Hakimi joue dans l’axe et peut repartir ; en tant que latéral, il prend le couloir”, décrypte l’ancien sélectionneur de la Belgique. 

« Après deux magnifiques une-deux, il entre dans la surface, avec deux coéquipiers en soutien. Il faut une bonne coordination et une excellente compréhension du placement de chacun pour créer un 3 contre 2 dans la surface adverse en partant de sa moitié de terrain. Un arrière droit qui se retrouve en position de pointe jouit manifestement d’une grande liberté », complète-t-il.

Auteur de deux buts et deux passes décisives lors de la Coupe du monde des clubs, Achraf Hakimi a laissé un souvenir impérissable aux observateurs, malgré la défaite en finale contre Chelsea. Un match où il n’a pas été à son avantage contrairement aux précédents. 

D’une certaine manière, c’est rassurant pour un joueur qui a disputé 68 matchs lors d’une saison à rallonge, marquée par trois titres (Ligue 1, Coupe de France et Ligue des champions) et une médaille olympique. Largement assez pour en faire un candidat crédible au Ballon d’or. 

Achraf Hakimi : un Ballon d’or mérité et contre l’ordre établi