Selon des sources diplomatiques de haut niveau, citées par The Geopolitical Desk, la visite de Boulos s’inscrit dans un effort élargi des États-Unis pour redéfinir leur engagement en Afrique du Nord et au Sahel. Cette démarche privilégie la résolution des conflits et adopte une doctrine axée sur le « commerce plutôt que l’aide », dans le cadre d’un repositionnement stratégique de Washington sur le continent africain.
Massad Boulos, qui s’est déjà distingué par son rôle parallèle d’envoyé spécial dans la région des Grands Lacs — en particulier en République démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda — où son action diplomatique a permis de débloquer des négociations jusque-là dans l’impasse, est désormais confronté à des enjeux politiques plus complexes en Libye et au Soudan.
La tournée à venir devrait se concentrer sur des consultations de haut niveau destinées à poser les bases de futures initiatives de paix. Elle intervient après plusieurs mois de contacts diplomatiques soutenus mais discrets avec des acteurs clés de l’ensemble du spectre politique régional, souligne la même source.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’élan donné par une récente réunion à la Maison Blanche avec cinq chefs d’État africains, au cours de laquelle le président Trump a affirmé que son administration accorderait la priorité aux efforts de paix en Libye et au Soudan.
Alors que Washington envisage un retour diplomatique dans la région, la capacité de la tournée de Boulos au Maghreb à impulser une dynamique significative dans les processus de paix longtemps paralysés s’annonce décisive.