En réponse aux questions orales au sujet de la réforme des prix des médicaments à la Chambre des représentants, Amine Tarhaoui a fait savoir, ce lundi 21 juillet, que « les prix des médicaments continuent aujourd’hui de peser sur les ménages, mais aussi sur les caisses d’assurances ».

« Selon les statistiques de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS), les remboursements des médicaments ont enregistré une augmentation de 31% entre 2022 et 2024, ce qui montre une pression croissante sur le Budget général de l’État, notamment après la généralisation de l’assurance maladie ».

« Une réforme est donc nécessaire pour instaurer un certain équilibre », a-t-il assuré au Parlement, soulignant qu’un « changement structurel s’avère indispensable après des années de stagnation du système du médicament. C’est pour cette raison que le gouvernement a enclenché la réforme des prix des médicaments, dont les objectifs sont notamment de démocratiser l’accès aux soins et d’encourager les investissements nationaux dans un secteur stratégique ».

La réforme des prix des médicaments sera mise en œuvre de façon progressive

« Dans ce cadre, nous avons travaillé dans une approche collaborative afin de réussir cette réforme, en organisant plus de 30 réunions ces derniers mois avec l’ensemble des acteurs concernés, notamment les industriels, les pharmaciens et les caisses d’assurance ».

« Malgré des avis parfois divergents, un projet de décret a été élaboré. Il permettra une baisse significative des prix des médicaments, tout en prenant en considération la nécessité d’encourager la production locale et de garantir la stabilité du marché », a par ailleurs fait savoir le ministre de la Santé.

« Ce nouveau modèle repose sur une approche innovante, qui vise notamment à réduire la période de révision des prix, à préserver les prix bas, à encourager la production nationale, et à mettre en œuvre la réforme de façon progressive pour garantir la continuité de l’approvisionnement ».

Le projet de décret est en phase finale

« Il est à noter que ce projet de décret est dans sa phase finale », a assuré Amine Tahraoui. « Il sera bientôt intégré dans le circuit d’adoption, à travers son inscription à l’ordre du jour d’un prochain Conseil de gouvernement ».

« Le processus de négociation n’a pas été simple. Il a été nécessaire de trouver un compromis pour rapprocher les points de vue des différents intervenants. Une approche qui a permis d’associer l’ensemble du secteur pharmaceutique, dans toutes ses composantes, à ce processus de réforme ».

Et le ministre de conclure à ce sujet : « Cette réforme marque une rupture avec les précédentes méthodes, en établissant un cadre global et cohérent, qui prend en compte l’ensemble des enjeux du secteur ».