À Skopje, Nasser Bourita a été reçu, ce lundi 21 juillet, par la présidente de la République de Macédoine du Nord, Gordana Siljanovska-Davkova. Il s’est également entretenu avec le président de l’Assemblée de la République de Macédoine du Nord, Afrim Gashi.
À l’issue de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, Timčo Mucunski, une déclaration conjointe a été signée, marquant un alignement clair de Skopje sur la position marocaine concernant le différend régional autour du Sahara.
La Macédoine du Nord y affirme « considérer le plan d’autonomie, présenté par le Royaume du Maroc en 2007, comme l’unique base pour le règlement de ce différend », rejoignant ainsi le cercle grandissant des États qui reconnaissent le sérieux, la crédibilité et le réalisme de l’Initiative marocaine.

Les deux pays ont également exprimé leur attachement à la résolution 2756 du Conseil de sécurité (octobre 2024), soulignant l’importance du rôle des Nations Unies et de l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour parvenir à une solution politique, durable et mutuellement acceptable.
Par ailleurs, Skopje a salué les réformes entreprises par le Maroc sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, ainsi que les initiatives royales atlantiques, notamment l’ouverture de l’Atlantique aux pays du Sahel, le processus des États africains atlantiques et le projet du gazoduc Nigéria-Maroc.
Les entretiens à Skopje ont également permis de renforcer les relations bilatérales. Les deux pays ont exprimé leur volonté de développer la coopération économique, culturelle et touristique, et de coordonner leurs positions dans les forums multilatéraux.
Consensus international autour de l’initiative marocaine d’autonomie
En avril dernier, Nasser Bourita avait entamé une tournée dans plusieurs capitales européennes afin de consolider le soutien international à l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara. La récente position exprimée par la République de Macédoine du Nord s’inscrit dans la continuité de cet élan diplomatique.
Cette dynamique a connu, depuis janvier 2025, une série d’évolutions significatives : retraits de reconnaissance de la pseudo « rasd », élargissement du cercle des soutiens à l’Initiative d’autonomie et renforcement de la coopération sur le terrain.
Le 7 janvier, le Ghana s’est joint à cette tendance en retirant sa reconnaissance de l’entité fictive, suivant l’exemple récent du Panama et de l’Équateur. À ce jour, plus de 85% des États membres de l’ONU ne reconnaissent pas la « rasd ».
Parallèlement, plus de 30 pays ont réaffirmé leur plein soutien à la marocanité du Sahara et à l’Initiative marocaine d’autonomie, comme seule et unique solution politique à ce différend régional, élargissant le cercle d’appuis à 116 pays dans le monde, soit plus de 60% des États membres de l’ONU.
Des puissances influentes comme les États-Unis ont réitéré leur reconnaissance pleine et entière de la souveraineté marocaine sur le Sahara, qualifiant l’Initiative d’autonomie de sérieuse, crédible et réaliste. La France, fidèle à sa position, l’a exprimée à plusieurs reprises depuis le discours du président Emmanuel Macron au Parlement marocain en octobre 2024.
La tendance est également renforcée par les positions des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), ainsi que de nombreux États d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie centrale.
La tournée européenne d’avril a permis à la Croatie et à la Moldavie de rejoindre cette dynamique, après que l’Espagne, l’Estonie, la France et la Hongrie ont confirmé leur soutien. La Hongrie a d’ailleurs pris des décisions politiques pour opérationnaliser sa récente position, notamment l’envoi de son ambassadeur au Sahara marocain, et l’élargissement de ses services consulaires, y compris aux provinces du Sud.
De son côté, la Slovénie – actuellement membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU – a salué, par la voix de sa vice-Première ministre Tanja Fajon, l’Initiative marocaine comme une bonne base crédible pour une solution définitive au conflit.
La dynamique internationale autour de la marocanité du Sahara se traduit aussi sur le terrain. Le 17 janvier 2025, deux commissions mixtes ont été tenues à Laâyoune avec la Côte d’Ivoire et le Liberia, marquant une volonté de partenariat économique et de soutien aux Initiatives royales atlantiques : l’accès des pays du Sahel à l’Atlantique, le Processus des États africains atlantiques, et le projet stratégique de gazoduc Nigéria-Maroc.
Par ailleurs, de nombreuses délégations étrangères poursuivent leurs visites de prospection économique dans les provinces du Sud, accompagnant leur développement et manifestant un intérêt croissant pour cette région stratégique.
Aujourd’hui, l’Initiative marocaine d’autonomie s’impose plus que jamais comme la seule voie réaliste, pacifique et durable pour clore définitivement ce différend régional, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume.