Plus de 66.000 chasseurs, marocains et étrangers, ont foulé les territoires de chasse répartis sur plus de 4 millions d’hectares, à travers 1.639 lots, dont plus de 200 dédiés à la chasse touristique, ressort-il du bilan de la saison écoulée.

Cette dynamique repose notamment sur la politique d’amodiation, devenue un pilier dans la préservation de la faune sauvage. En témoignent les 151.000 perdreaux d’élevage relâchés dans la nature, pour soutenir le renouvellement du gibier, indique un communiqué de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF).

Autre enjeu majeur : la régulation du sanglier. Plus de 1.500 battues ont été organisées cette année, permettant de maîtriser la prolifération de l’espèce et de réduire son impact sur les cultures et la sécurité des populations.

Côté innovation, l’Agence nationale des eaux et forêts affirme déployer des outils comme « AmodiaChasse » pour la gestion des amodiations, et finaliser le portail « Massyad », qui centralisera l’ensemble des démarches liées à la chasse au Maroc.

Le Conseil a également souligné le rôle stratégique de la chasse touristique, qui dynamise l’économie rurale. Aujourd’hui, 124 sociétés opèrent dans ce secteur, générant plus d’un milliard de DH de chiffre d’affaires annuel. Un levier de développement local qui profite aussi à l’hébergement, la restauration, à l’artisanat ou encore à l’élevage de gibier.

Concernant la saison 2025-2026, dont l’ouverture est prévue le 5 octobre pour la plupart des espèces (et le 25 juillet 2026 pour la tourterelle), les quotas et règles existants seront maintenus. L’objectif est de garantir un équilibre entre exploitation raisonnée et respect des cycles naturels, conclut la même source.