Que s’est-il passé dans la chambre de la VAR (vidéo assistance à l’arbitrage) ce samedi 26 juillet lors de la finale Maroc-Nigéria? Une enquête officielle suffirait pour le savoir, car les échanges audio entre les arbitres sont enregistrés.
A dix minutes de la fin de la rencontre, le score est de 2-2 entre le Maroc et le Nigéria. Une joueuse nigériane qui a le bras éloigné du corps, juste à deux ou trois mètres de sa propre cage, en pleine surface de réparation, détourne de la main un tir marocain. Indiscutable, le penalty est sifflé immédiatement par l’arbitre.
Ghizlane Chebbak, la capitaine marocaine, se met alors en place, pose le ballon sur le point de penalty, se concentre et attend le coup de sifflet de l’arbitre. Celle-ci se prépare à siffler. Le public retient son souffle. La scène s’éternise. L’arbitre namibienne finit par poser son doigt sur son oreillette, ce qui est mauvais signe. Elle a été alertée par l’arbitre vidéo rwandaise à partir de la chambre de la VAR. Les minutes passent puis elle indique qu’elle va checker la VAR.
A l’intérieur de la chambre de la VAR, les équipes ont accès à toutes les images captées par les 26 caméras de l’équipe d’Arryadia, comme l’explique Hassan Boutabsil, DG de la chaîne à nos confrères de Radio Mars (à Partir de 3’23).
Là, on se rend vite compte que les images présentées excluent le bon angle, celui qui montre que la joueuse du Nigéria avait le bras éloigné de son buste, augmentant ainsi sa surface corporelle. Le penalty est évident, mais n’est pas visible sur les vidéos présentées à l’arbitre.
Réclamation officielle de la FRMF
Que s’est-il passé? Erreur, manipulation intentionnelle, volonté d’écarter le Maroc ou de faire gagner le Nigéria?
Quelle que soit la réponse, il y a un problème qui n’est pas anodin.
C’est pourquoi la FRMF a déposé dès dimanche, une réclamation officielle auprès de la CAF, à laquelle elle a joint les images vidéo récupérées auprès de la chaîne Arriyadia, apprend Médias24 de source sûre. Il faut espérer que la CAF enquête et écoute les échanges audio entre la chambre de la VAR et l’arbitre centrale. Bien sûr, il est très improbable que le match soit rejoué. Mais une enquête devrait permettre d’en savoir davantage et de désigner les responsabilités.