La cause palestinienne suscite, ces derniers jours, un élan de reconnaissance inédit. Jusqu’à présent, quatre pays ont annoncé leur intention de reconnaître l’État de Palestine lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre prochain.

La France ouvre la voie à la reconnaissance

Le jeudi 24 juillet 2025, le président français, Emmanuel Macron, a fait une déclaration retentissante, exprimant l’intention de son pays de reconnaître l’État de Palestine.

« La France reconnaîtra l’État de Palestine en septembre à l’ONU », avait-il annoncé, soulignant « la nécessité urgente d’un cessez-le-feu ainsi que d’une mobilisation pour libérer tous les otages et présenter une aide humanitaire massive à la population de Gaza »

 

Le Royaume-Uni pose ses conditions avant septembre

Cinq jours plus tard, le gouvernement britannique a annoncé son intention de reconnaître l’État palestinien devant l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, « à moins qu’Israël n’accepte un cessez-le-feu et une paix durable ».

« Nous reconnaîtrons l’État de Palestine en septembre devant l’Assemblée générale des Nations unies, à moins que le gouvernement israélien ne prenne des mesures substantielles pour mettre fin à la situation épouvantable à Gaza, convienne d’un cessez-le-feu et s’engage dans une paix durable et à long terme, ravivant la perspective d’une solution à deux États », a indiqué le bureau du Premier ministre Keir Starmer.

Le Canada rejoint le mouvement international

De son côté, le Canada n’a pas tardé à annoncer lui aussi son intention de rejoindre cet élan en reconnaissant l’État palestinien lors de la prochaine Assemblée générale de l’ONU, évoquant son soutien à la solution à deux États.

« Le Canada a l’intention de reconnaître l’Etat de Palestine lors de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025″, a déclaré Mark Carney, le mercredi 30 juillet, lors d’une conférence de presse à Ottawa, soulignant que « le niveau de souffrance humaine à Gaza est intolérable ».

En franchissant le pas de la reconnaissance, le Canada est motivé par une conviction « de longue date » en faveur d’une solution à deux États pour mettre fin au conflit israélo-palestinien, qui dure depuis des décennies, a ajouté son Premier ministre.

« Cette possibilité d’une solution à deux États s’érode sous nos yeux », a déploré Mark Carney.

Malte « réaffirme son engagement pour la paix »

Malte reconnaîtra l’État de Palestine en septembre, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, a déclaré le mardi 29 juillet le Premier ministre de l’île Robert Abela.

« Notre position reflète notre engagement en faveur d’un effort de paix durable au Moyen-Orient », a déclaré Robert Abela dans un message publié sur Facebook.