La victoire du Maroc face à la Zambie, ce jeudi 14 août, a fait l’éloge de la patience et de la détermination. Malgré l’obligation de l’emporter, l’équipe nationale a persévéré sans se précipiter ni ressasser les multiples occasions manquées.

Les hommes de Tarik Sektioui ont su maintenir la pression sur la défense zambienne pour s’installer à la 2e place du groupe A, avec six points, à l’issue de ce face-à-face disputé sur la pelouse du Nyayo National Stadium.

L’entame énergique des Lions de l’Atlas leur a permis de se rassurer en multipliant les temps de possession avant d’accélérer pour mettre hors de position les Chipolopolos.

Sur un coup franc bien botté, Louadni a vu son tir à bout portant dévié sur sa ligne. Une prouesse défensive que les Zambiens ont réussi à réitérer dans la minute suivante sur une tête de Mohamed Rabie Hrimate (14’).

Et que dire de ce deux contre un dilapidé par Aït Ourkhane dont le tir s’est perdu dans le ciel de Nairobi, alors qu’il était à quelques mètres du but déserté par la sortie du portier zambien (16’)? À cet instant de la rencontre, on ne pouvait que regretter l’absence d’efficacité de l’EN qui devait mener au moins par deux buts. Tarik Sektioui n’en croyait pas ses yeux sur le bord du terrain.

À vrai dire, ce n’est que le prolongement de la précédente prestation qui a vu les Lions de l’Atlas dilapider de nombreuses situations de buts contre le Kenya. Néanmoins, on les sentait plus dynamiques et sûrs de leurs forces. Comme animés par une volonté inébranlable de reprendre leur destin en main. La tentative de Aït Ourkhane à l’entrée de la surface de réparation sur un mauvais renvoi de la défense adverse en est l’illustration (19’).

Alors que la titularisation de Abdelhak Assal a apporté davantage de stabilité à la défense axiale marocaine, celle de Boulacsout à la place d’un autre Mohamed, notamment Moufid, conjuguée à la position un peu plus haute de Youssef Belaamari sur le côté gauche a permis une meilleure animation du jeu sur les flancs. 

Elle a particulièrement gêné la Zambie qui, par moments, ne savait plus s’il fallait sortir sur le côté quitte à déserter l’axe ou bien maintenir la densité axiale du bloc. Sauf que cette 4e tentative en l’espace de cinq minutes n’a pas inquiété Francis Mwanza du fait de sa trajectoire plein centre.

Moins dangereux au cœur du premier acte, le Maroc a finalement ouvert le score par l’intermédiaire de Mohamed Rabie Hrimate sur une remise de Youssef Mehri au point de penalty (47’). En face, Avram Grant, le sélectionneur de la Zambie, pouvait être soulagé de voir son équipe toujours en vie à la pause, après la parade de Mwansa sur une frappe enroulée de Boulacsout (46’) quelques minutes plus tôt.

Ayoub Lamlioui aurait pu doubler la mise dès le retour des vestiaires. Mais son tir en déséquilibre a été parfaitement capté par le portier adverse (48’). Preuve que le Maroc n’a pas baissé le pied, en dépit de son avance au tableau d’affichage. Certes, les situations de buts étaient moins évidentes et nombreuses en seconde mi-temps, mais on ne peut pas en vouloir aux Lions de l’Atlas de ne pas avoir tenté leurs chances. 

Mehdi El Harrar y est également allé de son arrêt. D’une magnifique claquette, le gardien du Raja a dévié en corner un tir qui prenait la direction de ses cages (60’). L’égalisation zambienne annulée en raison d’une poussette sur Mourad Louadni n’a aucunement freiné les aspirations marocaines. 

Dans la foulée, le centre de Youssef Mehri a été envoyé dans les filets d’une belle tête piquée d’Oussama Lamlioui pour doubler la mise et récompenser le très bon match de l’avant-centre de la Renaissance sportive de Berkane (66’). Cependant, l’EN est retombée dans ses travers en manquant de concentration, offrant l’occasion à la Zambie de réduire l’écart grâce à Phiri (70’) qui a bénéficié de l’apathie de la défense marocaine.

A cet instant, la Zambie s’est enhardie tandis que les Lions de l’Atlas ont commencé à reculer et à perdre des ballons beaucoup trop vite. Heureusement qu’en face, les Chipolopolo manquaient de qualité dans les 30 derniers mètres du Maroc. Autrement, l’équipe nationale aurait pu repartir avec deux points en moins et une valise de regrets. Mais c’était sans compter sur le but du break de Sabir Bougrine au bout du temps additionnel. 

Pour l’heure, l’équipe nationale est deuxième du groupe A, en attendant le résultat de l’affiche mettant aux prises la République démocratique du Congo à l’Angola, en début de soirée.