Contre le Congo, un nul devrait suffire au Maroc pour se qualifier aux quarts. Nous passons en revue ci-dessous les différents scénarios. L’on se rend d’ailleurs compte à quel point la victoire contre la Zambie a été précieuse.

Le Maroc aura donc le ballon dans les pieds et son destin entre ses mains, ce dimanche 17 août, au Nyayo Stadium de Nairobi. En face, la République démocratique du Congo qui possède l’un des taux de possession les plus faibles du tournoi, misera sur la vitesse de ses attaquants en phase de transition pour contrecarrer les plans de la bande à Sektioui.

Si le style de jeu des deux équipes est dissemblable, elles partagent plusieurs points en commun. Cette finale du groupe A du Championnat d’Afrique des nations mettra aux prises deux nations doublement sacrées dans la compétition. Au-delà du palmarès, le Maroc et la RD Congo partagent également le même pécule, avec six points chacun.

« On peut dire que c’est une finale. On en est conscients. Mais en même temps, nous sommes déterminés et motivés à l’idée de nous qualifier pour les quarts », affirme le sélectionneur Tarik Sektioui, lors de la traditionnelle conférence d’avant-match.

Pour l’instant, l’équipe nationale a un léger avantage grâce au nombre de buts marqués, supérieur à celui de son prochain adversaire. Raison pour laquelle un nul suffira au Maroc pour valider son ticket pour les quarts de finale. Une victoire lui permettrait de prétendre à la première place, en cas de faux pas du Kenya face à la Zambie, ce qui est peu probable.

Pour schématiser, voici les différents scénarios de qualification en quart ou d’élimination du Maroc :

Le Maroc sera qualifié en étant 1er de son groupe

– En cas de victoire contre la RDC et si le Kenya ne gagne pas face à la Zambie.

– En cas de match nul contre la RDC et défaite du Kenya, à condition que la différence de buts reste favorable au Maroc dans la triple égalité à 7 points.

Le Maroc sera qualifié en étant 2e du groupe : 

– S’il bat la RDC et que le Kenya s’impose face à la Zambie.

– En cas de match nul contre la RDC et si le Kenya gagne ou fait nul.

Le Maroc sera éliminé :

– En cas de défaite contre la RDC ;

– En cas de match nul contre la RDC et défaite du Kenya, si la différence de buts ou le nombre de buts marqués désavantage le Maroc dans la triple égalité à 7 points.

Si le Maroc se qualifie à la première place, il rencontrera le deuxième du groupe B en quart de finale ou le 1er si les Lions de l’Atlas finissent 2e. Avant la dernière journée du groupe B, prévue le lundi 18 aout, c’est la Tanzanie qui domine devant la Mauritanie.

Le Maroc doit gagner coute que coute

De fait, l’équipe nationale du Maroc aurait tout intérêt à l’emporter pour s’éviter des nœuds dans le crâne et des calculs d’apothicaires. Mais ce n’est pas gagné d’avance. Et pour cause, le sélectionneur national sera privé de deux joueurs. Il s’agit de Abdelhak Assal dont la titularisation lors du dernier match a été convaincante jusqu’à sa sortie à cause d’une blessure musculaire. Mais aussi de Ayoub Mouloua.

Le Congo est difficile à manœuvrer

En outre, « la RDC sera difficile à manœuvrer », a prévenu Tarik Sektioui. « C’est une équipe qui utilise beaucoup de jeu long pour alerter les attaquants. Ils ont également des joueurs rapides qui sont souvent à la retombée du deuxième ballon », explique-t-il. En effet, ce n’est pas un hasard si la RDC enregistre la deuxième plus faible moyenne de possession dans la compétition (42,9 %).

Bien qu’ils aient la capacité à mettre le pied sur le ballon par séquences, les Léopards sont davantage portés par le jeu de transition rapide. La multiplication des appels en profondeur des pistons mais aussi des attaquants incite leurs coéquipiers à allonger le jeu, avec plus de 48 ballons longs joués toutes les 90’.

La capacité de la RDC à gagner du terrain et progresser rapidement dans le camp d’en face se traduit notamment par un taux de réussite de passes progressives de l’ordre de 80,5 %. C’est une stratégie qui semble porter ses fruits car les hommes de Otis N’goma sont la deuxième équipe de la compétition en termes de tirs (45 tentatives en trois matchs).

Les statistiques offensives de la RDC

Afin de réduire le pouvoir de nuisance des Léopards du Congo sur le jeu de transition et les ballons longs, les coéquipiers de Mohamed Rabie Hrimate devront couper la connexion à la source en gênant la première relance. Par ailleurs, les coups de pied arrêtés représenteront une véritable menace sur l’arrière-garde du Maroc. Les quatre buts de la RD Congo ont été marqués à l’intérieur de la surface de réparation, dont deux de la tête à la suite de coups de pied arrêtés.