Le Maroc a atteint son premier objectif dans le Championnat d’Afrique des nations 2024 en se qualifiant au second tour, après avoir difficilement disposé de la République démocratique du Congo (3-1), ce dimanche 17 août à Nairobi.
Deuxième du groupe A, suite à la victoire du Kenya sur la Zambie dans l’autre rencontre, les Lions de l’Atlas retrouveront le premier de la poule B, la Tanzanie, vendredi 22 août à 18 h, au Benjamin Mkapa Stadium, à Dar Essalam.
S’accorder le droit de poursuivre sa quête du titre n’a pas été aisé pour l’équipe nationale.
Dans un Nyayo Stadium acquis à la cause de la RDC, l’entame de rencontre a été prudente avec beaucoup de déchets de part et d’autre, jusqu’à l’ouverture du score de Oussama Lamlioui qui a dévié un centre en première intention de Youssef Belaamari (8’).
Un scénario parfait qui avait de quoi renforcer la confiance au Onze national qui n’avait besoin que d’un nul pour composter son billet pour les quarts de finale. À cet instant de la rencontre, le Maroc était en tête du groupe A puisque le Kenya et la Zambie, dans l’autre match de la poule, en étaient encore au score vierge.
On sentait les Lions de l’Atlas investis d’une mission. En atteste leur volonté de gêner quasiment chaque relance adverse pour remettre le pied rapidement sur le ballon. Dans l’obligation de marquer à deux reprises pour voir le tour suivant, les Léopards ont misé sur leur force du moment : les coups de pied arrêtés.
Mais en face, les Marocains ont été particulièrement vigilants au marquage et à la retombée du ballon. En revanche, le jeu long de leurs adversaires leur a causé quelques problèmes, comme sur cette action où Bouchaib Arrassi était obligé de retenir son opposant pour éviter de se faire prendre en profondeur.
L’arbitre n’a pas hésité au moment de sortir le jaune de sa poche pour sanctionner la faute du défenseur marocain (19’) qui a vécu un véritable calvaire en première mi-temps au marquage de Jephté Kitambala Bola.
Le longiligne et athlétique avant-centre a donné du fil à retordre à l’arrière-garde marocaine qui a éprouvé des difficultés à contourner sa grande carcasse. C’est ce qui a permis à la RDC de remonter son bloc à plusieurs reprises mais sans forcément mettre en danger Mehdi El Harrar, impérial dans les quelques prises de balle aériennes qu’il a eu à négocier.
L’impuissance des joueurs de la RDC s’est traduite par un nombre incalculable de fautes. Ce qui, au fond, n’est pas surprenant pour l’équipe qui en a commis le plus depuis le début de la compétition.
Les Marocains n’ont pas lésiné sur les moyens non plus pour stopper des contres pouvant être dangereux, à l’image de Sabir Bougrine qui écopait d’un avertissement sur l’action (36’). Vous l’aurez sans doute compris, la première mi-temps n’était pas un sommet de jeu. C’est plutôt l’enjeu qui a pris le dessus.
Ultra-efficaces en convertissant leur unique tir cadré du premier acte, les Lions de l’Atlas avaient fait le plus dur et pouvaient se contenter de gérer leur avance avant de rentrer au vestiaire. Mais à force de reculer et de laisser le ballon à l’adversaire, ils ont donné le bâton pour se faire battre sur un centre repris au second poteau par Kitambala Bola (44’).
L’avant-centre de l’AS Maniema était même à deux doigts de donner l’avantage à ses coéquipiers sans la superbe intervention de Mehdi El Harrar sur un tir croisé à ras de terre dans les arrêts de jeu. Un temps additionnel où l’autre défenseur central de l’EN a reçu également un avertissement pour une légère poussette devant des bancs de touche où la tension commençait à monter.
La mi-temps avait eu pour effet de calmer tout ce beau monde et permettre à Tarik Sektioui d’apporter les ajustements nécessaires, notamment sur l’intensité défensive qui a fait défaut à ses protégés dans les dix dernières minutes de la première mi-temps.
À commencer par la compacité du bloc défensif. Ce fut un peu mieux par la suite avec moins d’espace entre les lignes. Mais cela n’a pas suffi pour complètement cadenasser l’accès à la surface de réparation. Les Léopards ont d’ailleurs été les premiers à se montrer dangereux avec une tête non cadrée de Kitambala Bola (49’).
Tout juste rentré à la place de Imad Riahi, Khalid Baba déposait un délice de centre sur la tête d’Oussama Lamlioui qui n’a pas réussi à maîtriser le ballon pour inquiéter Brudel Efonge Liyongo.
À l’heure de jeu, le score faisait toujours les affaires de l’EN, alors que dans l’autre rencontre, le Kenya et la Zambie se neutralisaient toujours. Très entreprenant, Khalid Baba a buté sur le gardien de la RDC au cœur de la surface de réparation (62’).
Le coaching du technicien marocain était bien senti, puisque l’attaquant du Difaa Hassani d’El Jadida a provoqué un penalty parfaitement transformé par Mohamed Rabie Hrimate à vingt minutes de la fin du terme de cette partie.
Prostré devant son banc, le sélectionneur de la RDC, N’Goma Kandi, était obligé de lancer toutes ses forces vives dans la bataille en opérant trois changements d’un coup. Au fil des minutes, les actions construites ont laissé place à de longs ballons.
La pluie drue qui s’est abattue sur Nairobi n’a certainement pas donné envie aux Lions de l’Atlas d’en faire un peu plus. À la différence qu’ils ont mieux géré leur avance qu’en première mi-temps. Ils ont même réussi à aggraver le score grâce à un doublé de Oussama Lamlioui qui inscrit par la même occasion son troisième but de la compétition.
Quelques minutes plus tard, l’attaquant de la Renaissance sportive de Berkane y allait de son triplé avant qu’il soit invalidé pour un hors-jeu de quelques centimètres. Cela n’enlève en rien la qualité de la prestation de Lamlioui qui a fait oublier le forfait de Ayoub Mouloua.
Au même titre que ses coéquipiers, il lui reste maintenant à confirmer sa bonne forme en réitérant sa performance contre la Tanzanie, vendredi 22 août à partir de 18 h, à Dar Essalam.