Ce vendredi 22 août au Benjamin Mkapa Stadium à Dar Essalam, en quart de finale du Championnat d’Afrique des nations 2024, le Maroc s’est offert une place en demi-finale, après avoir battu l’un des trois pays organisateurs, la Tanzanie (1-0).

Une rencontre globalement équilibrée où l’équipe nationale a fait preuve de solidité malgré les nombreuses absences en défense. Oussama Lamlioui a offert la qualification à ses coéquipiers en inscrivant son 4ᵉ but de la compétition, au cœur de la seconde mi-temps. Les demi-finales sont prévues le mardi 26 août. Le Maroc affrontera le vainqueur du match Ouganda-Sénégal mardi à 18H.

Avec cinq joueurs du Raja titulaires au coup d’envoi, le Onze national était à forte connotation verte. Pour pallier les suspensions de Marouane Louadni et Bouchaib Arrassi en défense centrale, le sélectionneur national Tarik Sektioui a aligné Anas Bach aux côtés de Mehdi Mchakhchekh, l’unique défenseur central de métier disponible.

Habituel milieu de terrain, Anas Bach a été auteur d’une prestation aboutie dans l’ensemble. Ayoub Kheiri de la Renaissance sportive de Berkane l’a suppléé dans l’entrejeu aux côtés de Mohamed Rabie Hrimate.

Sans surprise, la Tanzanie a d’emblée mis la pression sur la charnière expérimentale de l’équipe nationale, en allongeant le jeu pour investir rapidement le camp adverse.

Cela dit, les deux équipes étaient prudentes dans leurs approches offensives. L’enjeu d’une qualification pour les demi-finales y a sans doute contribué. Les rares incursions offensives étaient timides de part et d’autre à l’image du tir d’Oussama Lamlioui qui n’a pas trop inquiété le gardien des Taifa Stars (16’).

Mehdi El Harrar a eu beaucoup de mal à dévier en corner la tentative de Feitoto, consécutive à une perte de balle de Mohamed Boulacsout qui a mis en danger sa défense (19’). Oussama Lamlioui a immédiatement rendu la pareille à la Tanzanie sur un tir en pivot, en reprenant une belle passe lobée de Saber Bougrine, mais sans succès (20’).

C’est donc par à-coups que les deux équipes ont tenté leur chance. Contrairement aux occasions nettes, les situations pouvant déboucher sur des occasions de but étaient nombreuses. Mais l’absence de justesse technique les a tuées dans l’œuf.

Rien de bien surprenant. La physionomie de la rencontre était dans la continuité d’une compétition où le jeu de transition a pris le pas sur la possession à outrance. Ce n’est que dans les arrêts de jeu de la première mi-temps que la première action dangereuse est intervenue.

Elle était à l’actif de la Tanzanie qui a perforé l’axe central de l’EN. Mais le pointu de Mzize n’a pas inquiété outre mesure le portier marocain. Au bout du compte, ce n’était pas plus mal que les Lions de l’Atlas regagnent les vestiaires sans être menés au tableau d’affichage.

Car dans l’ensemble, la Tanzanie a été plus entreprenante et aurait davantage mérité d’ouvrir le score. À l’entame du second acte, c’est le Maroc qui aurait mérité d’ouvrir le score à deux reprises par l’intermédiaire d’Oussama Lamlioui.

Mais l’attaquant marocain a perdu deux face-à-face, coup sur coup, contre le gardien tanzanien. Suleiman est rapidement sorti au-devant de Lamlioui qui était parfaitement lancé en profondeur.

Le portier de la Tanzanie s’est rapidement relevé pour s’interposer devant la deuxième tentative de l’avant-centre de l’équipe nationale. Cette double occasion de but a donné le ton d’une seconde mi-temps largement en faveur des Lions de l’Atlas.

Après plusieurs tentatives avortées, Oussama Lamlioui a ouvert le score en déviant au premier poteau un centre de Youssef Belaamari qui ressemble à s’y méprendre à l’ouverture du score contre la République démocratique du Congo en phase de groupe (66’).

On aurait apprécié que l’équipe nationale poursuive sa bonne dynamique en se mettant à l’abri. Ça nous aurait évité quelques sueurs froides en fin de match.

Cependant, les hommes de Tarik Sektioui ont préféré défendre leur maigre avantage comme des morts de faim. En face, la Tanzanie a investi le camp marocain mais sans réussir à mettre en danger Mehdi El Harrar.

Très agacé sur son banc par les décisions arbitrales, le technicien marocain peut se féliciter d’avoir emmené ce groupe constitué à la hâte jusqu’en demi-finale du CHAN, malgré les nombreuses contraintes et absences, notamment en défense.

Mais cette aventure ne sera un succès que si l’EN ramène la coupe à la maison. Cela dit, chaque chose en son temps. Il faudra d’abord s’extirper du dernier carré, le mardi 26 août.