Ces projets ont été lancés, jeudi, par le wali de la région Fès-Meknès, gouverneur de la préfecture de Fès par intérim, Abdelghani Sabbar en célébration de la fête de la Jeunesse, en présence notamment des autorités locales, des représentants des services extérieurs et des élus.

Le premier projet porte sur la réalisation du collecteur principal Oued Fès. La première tranche de celui-ci consiste en la construction de 4 km de galeries d’assainissement, d’une section de 4 m x 3,50 m à 4 m x 4 m et d’une profondeur atteignant 32 m, pour un coût de 200 millions de dirhams sur un investissement global de 400 MDH.

Ces infrastructures permettront de dévier près de 90% du débit des eaux usées actuellement acheminées sous la médina de Fès, classée patrimoine mondial de l’UNESCO, afin de préserver ce site historique des risques environnementaux et structurels liés au réseau.

Le projet permettra également la suppression définitive de la station de pompage de Doukkarat, la plus grande de la région et une des plus importantes au niveau national. Cette station refoulait les eaux usées ainsi que les eaux pluviales, et pouvait entraîner des risques environnementaux, en cas de coupure d’électricité ou de panne de pompe.

Ce projet permettra donc d’alléger la pression sur les galeries et de transporter directement les eaux usées et pluviales vers la station d’épuration des eaux usées (STEP).

Le second projet concerne la réalisation des collecteurs Miyet et Himmer, d’une longueur de 8 km et d’une section de 2,80 m x 2,80 m, avec une profondeur atteignant 13 m, pour un budget global de 151 MDH.

Il vise le renforcement du système d’assainissement liquide dans la zone sud de la ville, le regroupement des antennes existantes et le soulagement des collecteurs actuels.

Le directeur général de la Société régionale multiservices (SRM) Fès-Meknès a indiqué que ces projets traduisent une volonté claire d’accompagner la dynamique de développement urbain, de protéger les habitants contre les risques d’inondation et de garantir une meilleure qualité de vie.

Mohamed Chaoui a souligné que les efforts se poursuivent pour réduire les disparités territoriales entre zones rurales et urbaines et moderniser les infrastructures d’assainissement dans l’ensemble de la région.