Ce prêt, actuellement à l’état de proposition, s’inscrit dans un programme de cofinancement avec la Banque mondiale visant à appuyer la mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau national (NDC) du Royaume.

Ce programme poursuit un double objectif : réduire les émissions grâce à des solutions fondées sur la nature et renforcer la résilience face aux effets du changement climatique. Il s’agit notamment de protéger les écosystèmes fragiles, comme les oasis, tout en améliorant les conditions de vie des populations rurales, indique la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB).

Le financement permettra d’élargir l’accès à des infrastructures climatiques modernes, telles que de nouveaux radars météorologiques capables d’assurer un suivi en temps réel des phénomènes extrêmes, de renforcer la prévision hydrométéorologique et d’améliorer la gestion des ressources en eau et en air. Ces équipements contribueront aussi à sécuriser le développement des énergies renouvelables, en particulier l’hydraulique et l’éolien.

Dans les zones rurales, l’appui de l’AIIB se traduira par la création et la modernisation de coopératives agricoles et para-agricoles dans les oasis, la construction d’unités de valorisation des dattes et la plantation d’espèces résistantes au climat, telles que l’arganier, le caroubier, le cactus ou encore l’olivier.

Le projet s’aligne sur les priorités nationales définies par le Maroc dans sa NDC de 2021 et sa loi de finances 2023. Selon la fiche de l’AIIB, le recours à un financement basé sur les résultats garantira le suivi et l’évaluation des réformes entreprises, en étroite coordination avec la Banque mondiale.