Où va le MASI ? En juin dernier, on s’interrogeait sur ces colonnes lorsque le principal indice boursier de Casablanca avait alors franchi les 18.600 points après avoir brisé le plafond des 16.000, puis des 17.000 points.
« La phase de consolidation a été courte et saine. Le marché a su absorber les prises de bénéfices sans remettre en cause la dynamique. Le prochain cap, c’est clairement celui des 19.000 points. Et les 20.000 points pourraient être testés avant fin décembre », estimait un analyste dans un échange avec Médias24 en juin.
Le 18 juillet, les 19.168 points pour le MASI ont été franchis et la capitalisation boursière dépasse les 1.000 milliards de dirhams.
Ce mardi 26 août, le MASI a réalisé un nouveau record à 20.000 points. Et depuis, il s’est maintenu au-dessus de ce seuil. Ce vendredi 29 août, à la mi-journée, il était à 20.105 points, avec une petite variation à la baisse (-0,16%) par rapport à la veille.
En glissement annuel, l’indice enregistre une hausse de 36%.
Source: medias24.com
Les 20.000 points ont donc été atteints bien plus tôt qu’anticipé, confirmant l’intensité du rallye en cours à la Bourse de Casablanca que rien ne semble stopper. Reste à savoir si l’indice parviendra à se maintenir durablement à ce niveau. Les prochaines séances seront déterminantes.
Cette accélération se fait dans un contexte porteur, soutenu par des facteurs tangibles tels que l’augmentation des investissements, les réformes structurelles et les chantiers d’infrastructures liés à la Coupe du monde 2030 (mais pas uniquement).
Cependant, la vitesse de cette progression interroge. Cette explosion de la capitalisation qui se poursuit émane-t-elle d’une croissance réelle ou est-elle portée par une euphorie spéculative ? La question que nous nous posions il y a à peine un mois est toujours d’actualité.
Certes, les récentes IPO et les secteurs porteurs (BTP, santé, banques, …) expliquent une bonne partie de cette croissance, avec le retour des investisseurs particuliers. Mais nous avons également relevé certaines performances que rien ne semble justifier sur le plan économique.
Si la dynamique actuelle traduit une confiance accrue dans l’économie marocaine, elle comporte aussi le risque d’un décalage croissant entre valorisations boursières et réalité économique. L’optimisme des investisseurs, pour légitime qu’il soit, ne doit pas se transformer en un emballement irrationnel.