Le groupe Delta Holding a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 755 MDH au deuxième trimestre 2025, soit une progression de 10% par rapport à la même période de l’année 2024.

« Cette performance permet de limiter le recul du chiffre d’affaires semestriel à 1,33 milliard de dirhams, contre 1,38 milliard un an plus tôt », explique un expert du secteur.

« L’évolution apparente du semestre doit toutefois être analysée à la lumière d’un effet de base défavorable lié à la cession d’ISOSIGN en avril 2024. Retraité de cet élément exceptionnel, le chiffre d’affaires du premier semestre ressortirait en progression de près de 3%, traduisant une amélioration tangible de l’activité sous-jacente », ajoute-t-il.

Pour les comptes sociaux, le chiffre d’affaires atteint 21 MDH au T2-2025, en progression de 10% par rapport aux 19 millions de DH du T2-2024.

En consolidé, au cours du deuxième trimestre, les dépenses d’investissement ont atteint 65 millions de DH, contre 32 millions de DH au T2-2024, soit une hausse de 103%. Sur l’ensemble du premier semestre 2025, les investissements s’élèvent à 81 millions de DH.

L’endettement financier brut consolidé s’établit à 370 millions de DH au T2-2025, en hausse de 5% par rapport à 352 millions de DH une année auparavant. L’endettement financier net ressort à -169 millions de DH, contre -108 millions de DH au T2-2024, soit une baisse de 56%.

« Ce désendettement confirme la solidité de sa structure financière et sa capacité à financer de nouveaux projets », explique-t-il.

« Grâce à ses filiales spécialisées, notamment Sogetrama dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, le groupe se positionne comme un acteur incontournable pour les grands chantiers structurants du Royaume. Les projets d’envergure liés à la sécurisation de l’alimentation en eau potable et au mégaprojet hydraulique du Gharb représentent autant d’opportunités sur lesquelles Delta Holding peut faire valoir son expertise reconnue », conclut-il.

D’ailleurs, la filiale Sogetrama a été retenue pour la réalisation d’un projet majeur visant à sécuriser l’alimentation en eau potable de la région d’Agadir. Les travaux portent sur le dédoublement d’un tronçon stratégique en provenance du barrage Moulay Abdellah. Ils permettront d’acheminer jusqu’à 1.100 litres par seconde vers la station de Tamri, avec en complément deux stations monoblocs en construction d’une capacité de 200 litres par seconde.

D’un coût global de 132 MDH, financé par l’ONEE grâce à un prêt de la Banque islamique de développement, le projet prévoit la fourniture, le transport et la pose de 13 km de conduites en acier revêtu d’un diamètre de 1.000 mm. La mise en service est programmée pour décembre 2025.

Comment se comporte Delta Holding à la bourse de Casablanca ?

Au 4 septembre 2025, le titre Delta Holding a clôturé à 86,55 DH, en hausse de 51,84% depuis le début de l’année 2025.

La capitalisation boursière ressort ainsi à 7,58 MMDH, avec un P/E de 25,66 et un dividend yield de 2,6%.

Selon les estimations disponibles de BKGR, le chiffre d’affaires devrait passer de 3,14 MMDH en 2024 à 3,4 mMDH en 2025E, puis 3,76 MMDH en 2026E, soit des croissances attendues de +9,4% en 2025 et +9,7% en 2026.

Le résultat d’exploitation (REX) progresserait de 395 MDH en 2024 à 439 MDH en 2025E puis 484 MDH en 2026E, soit +11,0% puis +10,3% sur les deux années.

Le résultat net part du groupe (RNPG) passerait de 295 MDH en 2024 à 322 MDH en 2025E et 345 MDH en 2026E, en hausse de +9,0% puis +7,0%.

« Sur le plan technique, Delta Holding reste bien orientée. Le cours évolue à 86,5 DH, au-dessus de ses moyennes mobiles 20 et 50 jours qui se situent respectivement à 85,1 DH et 82,7 DH. Tant que cette configuration est maintenue, la tendance moyen terme demeure haussière », commente un analyste de la place.

Ainsi, actuellement, « nous avons un RSI à 50 qui montre une situation neutre, c’est-à-dire qu’on n’est ni en zone de surachat ni en zone de survente. De plus, le MACD reste positif, à 1,29 contre une ligne signal à 1,24, ce qui indique que la dynamique haussière reste intacte, même si elle manque de puissance pour l’instant ».

« La résistance clé reste située autour de 90-91 DH, niveau correspondant à la borne haute des bandes de Bollinger. Un franchissement de ce seuil, avec une hausse des volumes, ouvrirait la voie à de nouveaux sommets. À l’inverse, un retour sous 80 DH remettrait en question le scénario haussier ».

« Maintenant, fondamentalement, la hausse de plus de 50% depuis le début de l’année intègre déjà une partie des annonces récentes, notamment les projets structurants dans l’eau et les infrastructures ».

« Mais ce que je peux dire, c’est que DHO est une valeur qui a toujours le potentiel d’augmenter« , conclut-il.