À l’issue de la dixième réunion du Comité ministériel arabe chargé de l’action internationale contre les politiques et pratiques israéliennes dans la ville d’Al Qods, le Conseil a publié un communiqué condamnant les mesures visant à isoler la ville et à restreindre la vie de ses habitants. Il a notamment dénoncé l’approbation récente du plan de colonisation dans la zone E1, qu’il considère comme une tentative de compromettre l’établissement de l’État palestinien.

Les membres du Comité ont également condamné toutes les initiatives modifiant la composition démographique, le caractère historique et religieux de Jérusalem, ainsi que le statut des territoires palestiniens occupés depuis 1967. Ils ont par ailleurs dénoncé l’escalade sans précédent des violations israéliennes contre la mosquée Al-Aqsa, y compris les incursions de ministres et responsables israéliens extrémistes, menaçant l’identité islamique du site.

Le Comité a également dénoncé les restrictions et obstacles oppressifs imposés par Israël, limitant l’accès des fidèles musulmans à la mosquée Al-Aqsa, tout en rejetant les mesures israéliennes qui menacent la présence chrétienne à Jérusalem.

Les ministres ont réaffirmé qu’Israël n’a aucune souveraineté sur Jérusalem ni sur ses lieux saints islamiques et chrétiens, et que Jérusalem-Est constitue la capitale de l’État de Palestine. Ils ont souligné la nécessité d’une paix juste et globale, fondée sur la fin de l’occupation et l’établissement d’un État palestinien indépendant, souverain, viable et géographiquement continu, avec Jérusalem-Est pour capitale, conformément aux frontières du 4 juin 1967, à la solution à deux États, au droit international, à l’Initiative de paix arabe et aux références internationales pertinentes.

Les membres ont souligné l’importance de mettre en œuvre les résolutions des Nations unies sur la question palestinienne, en particulier celles du Conseil de sécurité, notamment les résolutions 252 (1968), 267 (1969), 476 et 478 (1980) et 2334 (2016). Ils ont également rappelé les décisions du Conseil exécutif de l’UNESCO et du Comité du patrimoine mondial, confirmant que la mosquée Al-Aqsa, sur une superficie de 144 dunums, demeure un lieu de culte exclusivement musulman et constitue un patrimoine culturel mondial inaliénable, menacé par les pratiques israéliennes.

Points d’accord du Comité

Afin de mettre fin à l’occupation des terres palestiniennes et arabes, ainsi que de faire face aux ambitions expansionnistes israéliennes, le comité a appelé :

  • au renforcement de la coopération et de la coordination avec l’Organisation de coopération islamique (OCI) et ses comités affiliés, afin de consolider la position et de multiplier les efforts arabes et islamiques conjoints pour protéger Al Qods et préserver ses lieux saints.
  • à la nécessité d’intensifier les actions auprès des organisations régionales et internationales pour continuer à documenter les violations israéliennes à Jérusalem et dans les lieux saints, ainsi que les infractions d’Israël au droit international, au droit humanitaire et à la Charte des Nations Unies.
  • à la mobilisation d’une position internationale active contre les tentatives israéliennes de modifier le statut historique et juridique de la mosquée Al-Aqsa.
  • à l’intensification des efforts arabes et aux contacts diplomatiques avec les parties internationales influentes afin de promouvoir des mesures restrictives et dissuasives pour mettre fin aux atteintes aux lieux saints, stopper le terrorisme des colons.

Le Comité a chargé les missions de la Ligue arabe et les ambassadeurs des États membres de s’appuyer sur les positions récemment adoptées par les acteurs internationaux contre les pratiques et déclarations extrémistes israéliennes, et de travailler à l’adoption d’une position internationale ferme, tout en mettant en garde contre la gravité des conséquences de ces pratiques sur la paix et la sécurité régionales et mondiales.