Le Souverain l’a souligné dans son dernier discours du Trône : « Il n’y a de place, ni aujourd’hui, ni demain, pour un Maroc avançant à deux vitesses ». Et il a appelé le gouvernement à penser un nouveau modèle de développement territorial.
Dans le cadre de cette réflexion, le HCP (Haut Commissariat au Plan) vient de publier une note qu’il veut comme « un éclairage analytique sur la trajectoire de développement du pays entre 2000 et 2023 ».
L’institution dirigée par Chakib Benmoussa, qui était, dans une autre vie, le président de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD), dresse les progrès réalisés en matière d’amélioration du pouvoir d’achat, de réduction de la pauvreté, des inégalités ou d’évolution de l’indice de développement humain.
Elle se focalise aussi sur les défis persistants en termes de vulnérabilité, d’inégalités sociales et territoriales et d’équité genre qui justifient une nouvelle approche de développement territorial, en se référant à l’esprit des recommandations du NMD.
HCP: inégalités sociales et territoriales
Dans ces recommandations, « il s’agit en priorité de développer des méthodes de co-construction, de conception et d’évaluation participative qui rapprochent l’action publique des réalités vécues et des aspirations des citoyens. Cette innovation doit pouvoir s’appuyer sur de nouveaux savoirs, en particulier des données probantes et ouvertes, pour mesurer l’impact concret des politiques et les ajuster en continu. C’est dans la capacité à conjuguer agilité institutionnelle, intelligence collective, rigueur d’exécution et redevabilité que réside, selon le NMD, la clé d’une action publique renouvelée et à la hauteur des attentes des citoyens ».