À l’approche du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations 2025, prévu le dimanche 21 décembre, les opportunités de se démarquer se réduisent comme peau de chagrin pour les joueurs marocains aspirant à participer à l’aventure continentale. Les victoires contre le Niger (5-0) et la Zambie (2-0) étaient justement une bonne occasion pour marquer des points, convaincre le sélectionneur et s’assurer une place dans la liste finale.
Si certains ont saisi leur chance, à l’image de Hamza Igamane, ce n’est pas le cas de tout le monde, à l’instar de Mohamed Chibi. Toutefois, dans le cas de certains joueurs, ils ne risquent pas de rater le train vers la CAN 2025 au regard de la confiance aveugle que leur accorde le sélectionneur national Walid Regragui.
« Ce ne sont pas les meilleurs joueurs qui participeront à la Coupe d’Afrique des nations, mais le meilleur groupe », a insisté le technicien marocain, comme pour réconforter certains de ses protégés au sortir de leur match raté face à la Zambie, lundi 8 septembre.
En se basant sur des données chiffrées, Médias24 met en lumière les internationaux qui ont réussi leur rentrée avec l’EN mais également les autres qui n’en garderont certainement pas un souvenir impérissable.
Après avoir conquis le cœur des supporters du Glasgow Rangers en Écosse, Hamza Igamane a frappé fort dès son premier match avec le Lille (LOSC) en inscrivant un doublé alors qu’il n’a foulé la pelouse qu’au retour des vestiaires pour son premier match face à Lorient.
Une entrée fracassante qui a fait naître un véritable engouement en France. Les supporters lillois étant même sûrs d’avoir fait l’affaire du siècle en recrutant un joueur aussi talentueux à un prix plus qu’abordable (12 millions d’euros).

Une partie de cette somme est réservée au club formateur de Hamza Igamane, l’Association sportive des Forces Armées Royales, dont les dirigeants ont eu le nez fin en négociant un pourcentage à la revente lors de la cession de l’attaquant natif de Témara aux Rangers.
À Rabat, non loin de sa ville natale, l’international marocain (3 sélections) a poursuivi sur sa bonne lancée en ouvrant son compteur but face au Niger. Il a également agrémenté sa prestation d’une passe décisive. Rebelote en Zambie où il a sans doute inscrit l’un des plus beaux buts de l’histoire du football marocain, en reprenant de volée un mauvais renvoi de la défense à plus de 20 m du but adverse.
Au-delà de sa participation offensive et de sa faculté à être clinique (2 buts en 3 tirs cadrés), il a également été solidaire de ses coéquipiers sur les phases défensives. Moins porté vers l’attaque, bien qu’il en ait les qualités, Neil El Aynaoui a parfaitement réussi son intégration au sein de l’équipe nationale.
Neil El Aynaoui, la pièce manquante au milieu de terrain
Le fils de la légende du tennis marocain, Younes El Aynaoui, s’est fait attendre mais il mérite largement sa place. On peut même dire qu’il est la pièce manquante au milieu de terrain. Son abattage, son intelligence situationnelle et sa qualité de passe en font un complément parfait de Sofyan Amrabat.
Le milieu défensif, prêté au Real Betis en fin de mercato, le voit certainement d’un bon œil. La présence de Neil El Aynaoui à ses côtés, le décharge d’une partie de ses tâches défensives, ce qui lui permet d’être plus frais lorsqu’il faut organiser le jeu de son équipe. Un peu plus haut sur le terrain, Brahim Diaz est également l’un des meneurs de jeu de l’équipe nationale.

Mais contre le Niger, il est apparu émoussé et loin de ses standards habituels, notamment en termes de déséquilibre, puisqu’il n’a réussi aucun dribble les rares fois où il en a tenté. Il a aussi perdu beaucoup de ballons alors que sa fiabilité balle au pied est une de ses qualités premières.
On peut en dire autant d’Eliesse Ben Seghir. Titulaire contre le Niger et la Zambie, il a eu du mal à se mettre au diapason de ses coéquipiers. D’ailleurs, il n’a touché qu’un seul ballon dans la surface de réparation en plus de 120 minutes de jeu. Et s’il est avant tout un joueur de côté, le fait qu’il n’ait réussi qu’un centre sur quatre fait forcément tache.
Au même titre que la piètre prestation de Mohamed Chibi face à la Zambie. Le vainqueur de la dernière édition de la Ligue des champions africaines avec les Égyptiens du Pyramid FC n’a réussi aucun dribble ni aucun centre. Il a perdu énormément de ballons et a surtout été mangé dans les duels. Comme quoi, il ne faudrait surtout pas en faire le titulaire du poste.