Le Maroc et l’Union européenne ont achevé, le 8 septembre à Bruxelles, les négociations relatives à la participation élargie du Royaume au partenariat pour la recherche et l’innovation dans la zone méditerranéenne (Prima) pour la période 2025-2027.
L’accord a été paraphé par l’ambassadeur du Maroc auprès de l’UE, Ahmed Reda Chami, et Nienke Buisman, cheffe de l’unité Coopération internationale à la Direction générale Recherche et innovation de la Commission européenne.
Cet accord marque une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération scientifique entre le Maroc, l’UE et les autres pays membres de Prima, indique la Commission européenne.
Le texte doit encore suivre les procédures nécessaires avant son entrée en vigueur. Une fois approuvé, il permettra aux universités, centres de recherche, institutions d’enseignement supérieur, fondations et entreprises marocaines de participer pleinement aux projets Prima sur la période 2025-2027.
Ces projets visent à relever certains des défis majeurs de la Méditerranée, tels que la rareté de l’eau, la productivité agricole et la sécurité alimentaire. Le Maroc contribuera à hauteur de 6,6 millions d’euros (environ 70 MDH) au partenariat sur cette période, en complément du financement de la Commission européenne, ajoute la même source.
Le Maroc, acteur clé à Prima depuis 2018
Le Royaume participe à Prima depuis son lancement en 2018. Sur les 269 projets financés, il est impliqué dans 132, pour un financement total de 25,1 millions d’euros (dont 12,3 millions apportés par l’UE et 12,8 millions par le Maroc au bénéfice de ses partenaires).
Avec 4 projets coordonnés, le Maroc se classe 5e parmi les 20 pays membres et figure parmi les pays les plus performants du Sud de la Méditerranée dans ce programme.
Soutenu par le programme Horizon Europe, le partenariat Prima vise à renforcer les capacités de recherche et d’innovation dans la région méditerranéenne. Il a pour objectif de développer des solutions innovantes aux problématiques de la rareté de l’eau, de l’agriculture durable et de la résilience des systèmes alimentaires.