Le championnat du Maroc reprend ses droits ce vendredi 12 septembre avec l’Ittihad de Tanger (IRT) qui rend visite au Hassania d’Agadir (HUSA), quelques heures avant que le Wydad (WAC) n’accueille le Kawkab de Marrakech (KACM) dans la soirée (20 h).
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— Arryadia TV (@arryadiatv) September 10, 2025
La domination sans partage de la Renaissance sportive de Berkane (RSB) lors de la saison dernière n’est pas un gage de réussite pour le club de l’Est en vue du nouvel exercice. Mais la constance dans les résultats laisse penser que la RSB a toutes les chances de réaliser le doublé.
La valorisation du triple vainqueur de la Coupe des confédérations de la CAF est aussi une manière de rappeler qu’il est un immense favori à sa propre succession. Mais réaliser ce coup de force nécessite de prendre à contre-pied l’histoire récente du championnat national.

Depuis vingt-cinq ans, seuls le Wydad Athletic Club et le Hassania d’Agadir ont réussi l’exploit de conserver leur titre. Et cette saison, toutes les conditions semblent réunies pour prolonger ce suspense.

Car si la compétition reste ouverte à l’incertitude, ce n’est pas seulement au regard du passé, mais aussi de l’éternelle possibilité qu’une équipe célébrée il y a peu se fasse happer par la recherche de cette lumière et cette sensation d’invincibilité, tout en oubliant de répéter les efforts et l’humilité qui l’ont conduite aussi haut.
Le Raja n’a pas besoin de lumière tant il est constamment sous les projecteurs. Qui plus est, cet été, où l’institution a connu une véritable révolution organisationnelle et financière, qui lui a offert une marge de manœuvre pour renforcer un effectif décevant la saison dernière, après avoir pourtant terminé l’exercice précédent champion et invaincu.
Même si elle a perdu son meilleur élément, en la personne d’Amine Zahzouh, l’Association sportive des Forces armées royales (ASFAR) demeure un candidat au titre plus que crédible. Mais ce n’est pas pour autant que le club de la capitale s’est reposé sur ses lauriers.
La direction sportive des FAR s’est activement renforcée dans toutes les lignes, et particulièrement en défense. À l’évidence, la traumatisante défaite en quart de finale de la précédente édition de la Ligue des champions contre Pyramids FC a laissé des traces profondes dans l’esprit des décideurs des FAR.
Privé de compétition continentale la saison passée, le Wydad Athletic Club affiche une situation bien différente. Le club n’est certes pas reparti d’une page blanche, mais c’est pourtant l’impression laissée par un mercato estival marqué par une activité frénétique.
Selon le site de référence Transfermarkt, pas moins de 51 mouvements ont été enregistrés : 27 arrivées pour 24 départs. Un va-et-vient digne des grandes destinations estivales.
Pour trouver une stabilité technique, il va falloir repasser. Et on se demande bien comment le staff technique mené par Mohamed Amine Benhachem réussira à gérer un effectif aussi pléthorique (33 joueurs). Ce sera l’une des clés de la réussite du club casablancais.
Avec un groupe composé de 24 joueurs, le Fath Union Sport (FUS) n’a pas les mêmes problèmes à résoudre. Saïd Chiba doit plutôt se creuser les méninges pour trouver le secret qui permettrait à ses joueurs d’amorcer une ère avec davantage de continuité dans les résultats.
Une bataille acharnée dans la course au maintien
Au-delà des premières places, cette nouvelle saison s’accompagne de plusieurs autres enjeux et interrogations. La Renaissance Zemamra réussira-t-elle à titiller davantage les cadors de la Botola ? Et si c’était le Hassania d’Agadir qui jouait les trouble-fête cette fois-ci ? En tout cas, son directeur sportif ne s’en cache pas.
« Nous visons le top 5 cette saison », affirmait Laurent Dechaux dans un entretien accordé à Médias24. La nomination du coach franco-comorien, Amir Abdou, répond justement à cette volonté de retrouver du caractère et de la compétitivité. L’idée est que le HUSA compte à nouveau dans le paysage footballistique du haut de tableau. Et avec un coach à la personnalité aussi affirmée, on ne risque pas de s’ennuyer.
Une chose est sûre, derrière les mastodontes de la Botola, il est difficile d’accorder sa confiance totale aux autres équipes dans la quête du haut de tableau, et encore moins de parier son salaire sur celles qui seront rétrogradées. Après avoir longtemps eu sa place à la table des grands, le Difaâ d’El Jadida (DHJ) doit désormais se contenter de lutter pour ne pas glisser vers le bas du tableau.
Une zone où la bataille s’annonce rude, aussi bien pour les clubs qui enchaînent une deuxième saison en première division (Union de Touarga, CODM) que pour ceux qui viennent tout juste de retrouver l’élite (KACM, USYM). Une élite qui a la particularité d’attirer de plus en plus de joueurs à l’expérience éprouvée et auxquels personne n’aurait pensé il y a quelques années.
La signature du gardien international marocain, Munir El Kajoui, à la RSB, semble avoir donné des idées à d’autres équipes. Si le retour de Badr Benoun au Raja semblait être écrit d’avance, personne n’avait vu venir le recrutement par le KACM de l’avant-centre Khalid Boutaib. Idem pour l’arrivée du défenseur Yunis Abdelhamid dans l’optique de renforcer la défense des FAR.
Dans la catégorie des internationaux qui ont choisi de vivre le crépuscule de leur carrière au Maroc figure également Nordin Amrabat. Sa combativité et son leadership seront des atouts précieux pour remettre le Wydad sur le droit chemin dans un championnat qui semble apprécier l’air marin.

Géographiquement, la première division fait la part belle aux équipes du littoral, de Tanger à Agadir, en passant par Casablanca et Rabat. La capitale accueille d’ailleurs à elle seule 25 % des équipes qui sont sur la ligne de départ (4/16). Bref, il ne faut pas avoir le mal de mer pour naviguer avec succès dans un championnat dont plusieurs stades risquent d’être confisqués par la Coupe d’Afrique des nations 2025.
Mais c’est le jeu. On ne va pas se plaindre que la compétition continentale ait accéléré la rénovation d’infrastructures. Au final, c’est aussi ce vent de modernité qui souffle sur la Botola et promet une saison plus intense et palpitante que jamais.