Mayssa Salama Ennaji a publié une vidéo où elle exprime son intention de se présenter aux élections sous les couleurs du PPS.
Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Le lendemain, le leader du PPS Nabil Benabdellah exprime, dans une publication sur sa page Facebook, un « accueil des plus chaleureux » à la volonté de Mayssa Salama Ennaji de rejoindre son parti, y voyant un signal très positif.
« Nous sommes très fiers au sein du parti de cette étape importante qui consolide ce que le PPS représente aujourd’hui : une force d’attraction qui jouit d’un respect et d’une grande estime dans divers milieux », a-t-il déclaré.
Benabdallah a souligné les qualités qui, selon lui, feraient d’elle une candidate de choix, mettant en avant son « influence étendue« , sa « popularité avérée » ainsi que ses « importantes capacités de communication« .
Pour le leader du PPS, l’éventualité d’une telle candidature viendrait soutenir la dynamique du parti qui cherche à attirer de « nombreuses compétences ». L’arrivée potentielle de figures comme Maïssa Salama Ennaji consoliderait les efforts du PPS visant à « constituer un large mouvement social et citoyen » qui rejette « l’orientation gouvernementale actuelle » et défend « une alternative démocratique et progressiste en phase avec les aspirations légitimes des plus larges franges de notre peuple ».
Des déclarations d’intention, donc, de part et d’autre. Y a-t-il une démarche officielle ? « Ce n’est pas encore officiel. Pour l’instant, Mayssa Salama Ennaji a simplement exprimé son souhait, et le secrétaire général a salué cette volonté », nous répond Azzouz Senhaji, membre du bureau politique du PPS.
Ce dernier a rappelé que toute candidature, aussi bienvenue soit-elle, doit suivre un processus formel, précisant que les « procédures d’adhésion et de candidature sont régies par des règles claires stipulées dans les statuts du parti ».
« Être ou ne pas être »
Dans une vidéo partagée un jour plus tôt (dimanche 14 septembre) qu’elle a dénommée « Être ou ne pas être », Mayssa Salama Ennaji explique les raisons de sa décision de rejoindre la politique et de se présenter aux élections de 2026.
Elle avance qu’après une période de désillusion face à la scène politique marocaine qui l’avait poussée à envisager l’émigration, le point de bascule fut une « campagne de diffamation » menée contre elle cet été, qu’elle a perçue comme une tentative d' »assassinat moral ».
De ce fait, elle a décidé de transformer cette attaque en combat politique. « Puisqu’ils ont voulu en faire une guerre électorale, alors qu’ils aient leur guerre électorale », a-t-elle déclaré.
C’est dans ce contexte qu’elle a évoqué la possibilité de rallier le PPS, un parti qu’elle estime proche de ses idées progressistes, tout en posant comme condition de conserver son indépendance de pensée et d’expression.