L’encours des OPCVM a atteint 813,6 MMDH au 12 septembre 2025, en hausse de 23% par rapport aux 661 MMDH enregistrés début janvier.

Ainsi, ces OPCVM ont enregistré 88,6 MMDH de souscriptions nettes cumulées à fin juillet 2025.

Cette progression est synonyme à la fois de l’effet de la reprise boursière et de celui des flux nets de souscriptions, avec une dynamique contrastée selon les compartiments.

« Nous observons un changement marqué dans les préférences d’investissement. Après la revalorisation obligataire portée par la détente monétaire, une part croissante des investisseurs privilégie désormais le marché actions, attirée par des entreprises offrant à la fois un rendement élevé et un historique solide en matière de dividendes et de performances financières », commente un gestionnaire des actifs.

« Les valeurs de rendement, qui distribuent régulièrement une part importante de leurs bénéfices, figurent parmi les plus recherchées dans un environnement de taux d’intérêt en repli. Elles apportent une visibilité sur les cash-flows et un potentiel de performance boursière, tout en répondant à la volonté des investisseurs de sécuriser des revenus et de profiter du rebond des marchés ».

« Cette réallocation veut dire que de plus en plus d’institutionnels et de particuliers considèrent la Bourse comme une source attractive de rendement à moyen terme, complémentaire aux placements obligataires ou monétaires, dont les rendements futurs devraient s’atténuer avec la poursuite de la détente monétaire », conclut-il.

La détente monétaire engagée en 2025, avec la baisse du taux directeur et le recul des rendements obligataires, a eu un effet immédiat. Elle a mécaniquement dopé la valeur des titres déjà émis, surtout sur les obligations moyen et long terme (+14,3%) et, dans une moindre mesure, sur les obligations court terme (+30,5%).

La baisse des taux améliore la performance immédiate des portefeuilles existants, tout en réduisant le potentiel de rendement des nouvelles émissions, qui offriront des coupons plus faibles si la tendance se prolonge.

Ce contexte a favorisé une réallocation massive des investisseurs : après avoir renforcé les fonds obligataires pour profiter de la revalorisation, une partie croissante des liquidités s’est orientée vers les OPCVM actions et diversifiés, portés par la recherche de rendement et le rebond boursier. Les fonds monétaires, en progression de 26,8%, continuent de jouer leur rôle central dans la gestion de trésorerie, tandis que les contractuels, moins liquides, ont été délaissés.

Voici en détail les chiffres des OPCVM par catégorie…

OPCVM Actions 

Les OPCVM actions affichent la plus forte croissance relative, avec une envolée de 46% depuis le début de l’année, passant de 56,8 MMDH à 83 MMDH.

Donc, il y a un regain d’intérêt des investisseurs pour les actifs risqués dans un contexte de marché haussier.

Ces fonds actions ont enregistré 7,3 MMDH de de souscriptions nettes cumulées à fin juillet 2025.

OPCVM diversifiés

Les OPCVM diversifiés suivent la même tendance, avec une hausse de 37,1%, atteignant 107,6 MMDH contre 78,4 MMDH en janvier, ce qui montre un fort appétit pour les portefeuilles mixtes actions-obligations.

Ces fonds diversifiés ont également capté des montants significatifs, soit 13,6 MMDH de souscriptions.

OPCVM obligataires

Du côté des fonds obligataires, les OCT (obligations court terme) progressent de 30,5%, pour atteindre 117,5 MMDH.

Les OMLT (obligations moyen et long terme) enregistrent une hausse de 14,3%, atteignant 378,1 MMDH.

Même si les OMLT restent de loin le premier compartiment en termes d’encours avec près de 46% du total, la dynamique est clairement plus marquée sur les OCT, qui bénéficient d’une détente sur les taux courts et d’un environnement monétaire plus favorable.

Les obligations court terme dominent largement la collecte avec 41,8 MMDH de flux positifs, soutenus par la détente monétaire et les arbitrages de trésorerie des investisseurs institutionnels.

Les obligations moyen et long terme suivent avec 20,5 MMDH, profitant d’un environnement de taux en repli qui a soutenu la valorisation des portefeuilles obligataires.

OPCVM monétaires

Les fonds monétaires enregistrent une progression de 26,8% à 118,3 MMDH.

Pour rappel, ces fonds sont considérés comme des actifs refuges mais aussi de solutions de gestion de trésorerie performantes dans le contexte actuel.

Ils ont attiré 8,7 MMDH de souscriptions nettes à fin juillet 2025.

OPCVM contractuels

En revanche, les OPCVM contractuels sont les seuls à afficher un repli, avec une baisse de 21%, revenant à 9 MMDH contre 11,4 MMDH en début d’année.

Les souscriptions restent limitées à 0,46 MMDH.