La Commission nationale des médecins internes et résidents (CNIR) et le Syndicat indépendant des infirmiers expriment leur mécontentement face aux conditions de travail et réclament une augmentation des salaires et des indemnités.
Les infirmiers des CHU réclament la revalorisation des indemnités de garde
Les bureaux des CHU de Tanger, Fès et Rabat, relevant du Syndicat indépendant des infirmiers et techniciens de santé, ont exprimé leur « mécontentement face au retard accusé par le ministère dans le traitement de leurs dossiers » et appellent à une « réponse rapide et équitable ».
Ils déplorent que le ministère n’ait pas revu le mode de calcul des indemnités, contrairement à ce qui a été fait dans d’autres établissements. Selon le syndicat, le maintien d’un système classique dans les CHU engendre des disparités entre fonctionnaires relevant pourtant du même département.
Le bureau du CHU de Tanger appelle à l’ouverture du recrutement afin d’augmenter le nombre de cadres, soulignant que ce renfort est nécessaire pour alléger la pression sur le personnel, améliorer la qualité des services offerts aux patients et garantir des conditions de travail décentes.
Les bureaux des trois CHU ont invité leurs membres à une mobilisation massive pour participer à une manifestation prévue le lundi 22 septembre devant le siège du ministère de la Santé.
Médecins internes et résidents pointent le manque de suivi du ministère de la Santé
De leur côté, les médecins internes et résidents dénoncent la « décision du ministère de la Santé de reporter ses engagements », qu’ils jugent « contraire aux principes fondamentaux du dialogue démocratique et responsable ».
Par ailleurs, ils appellent à une intervention du chef du gouvernement. « Nous demandons au chef du gouvernement d’intervenir de toute urgence afin de trouver une solution définitive mettant fin à cette crise dans les plus brefs délais », peut-on lire dans un communiqué.
La commission a appelé ses bureaux locaux à tenir des assemblées générales pour examiner la situation actuelle et élaborer un nouveau plan de protestation, incluant différentes formes de manifestations pacifiques et de sit-in au niveau local et national, ajoute-t-elle, soulignant son « ouverture à tout dialogue sérieux se traduisant concrètement par des engagements clairs et tangibles au bénéfice des médecins, pharmaciens ainsi que des internes et résidents en médecine dentaire ».
Ce dialogue porte, entre autres, sur :
- l’augmentation des indemnités des internes et résidents non contractuels, avec effet rétroactif au 1er janvier 2025 ;
- la réduction de la durée de l’obligation de service des contractuels du ministère de la Santé et des centres hospitaliers universitaires, actuellement de huit ans, à une durée qui sera précisée après étude de ses impacts ;
- l’augmentation des indemnités de logement et de nourriture ;
- le maintien du concours d’internat dans sa formule actuelle ;
- ainsi que la mise en place d’une application numérique pour assurer le versement régulier des allocations des internes.