Le ministre de la Santé, Amine Tehraoui, a annoncé l’ouverture de 134 postes budgétaires supplémentaires au profit de la région de l’Oriental au titre de l’année 2025. Ces recrutements concernent :

  • 24 médecins généralistes de premier grade, dont 10 à l’hôpital Hassani de Nador, 2 à l’hôpital de proximité de Zaio, 10 à l’hôpital provincial de Driouch et 2 à l’hôpital de proximité de Midar ;
  • 90 infirmiers et techniciens de santé de premier grade, répartis entre l’hôpital Hassani de Nador (50), l’hôpital de proximité de Zaio (10), l’hôpital provincial de Driouch (20) et l’hôpital de proximité de Midar (10) ;
  • 20 techniciens affectés aux services d’accueil et d’admission, dont 10 à l’hôpital provincial Hassani de Nador et 10 à l’hôpital provincial de Driouch.

Vague de protestations dans le secteur de la santé

Ces recrutements interviennent dans un contexte marqué par une vague de protestations des infirmiers et médecins internes et résidents. La Commission nationale des médecins internes et résidents (CNIR) ainsi que les bureaux des CHU de Tanger, Fès et Rabat, relevant du Syndicat indépendant des infirmiers et techniciens de santé, ont exprimé leur « mécontentement face au retard accusé par le ministère dans le traitement de leurs dossiers » et appellent à une « réponse rapide et équitable ».

Le bureau du CHU de Tanger a appelé à l’ouverture du recrutement pour augmenter le nombre de cadres, estimant que ce renfort est indispensable afin d’alléger la pression sur le personnel, d’améliorer la qualité des services offerts aux patients et de garantir des conditions de travail décentes.

De leur côté, les médecins internes et résidents dénoncent la « décision du ministère de la Santé de reporter ses engagements », qu’ils jugent « contraire aux principes fondamentaux du dialogue démocratique et responsable ».