Étalée sur plusieurs jours en raison de la participation de plusieurs écuries aux compétitions continentales, la deuxième journée de la Botola Pro n’a pas manqué de sel.
Au-delà des polémiques d’arbitrage, l’Union sportive de Yacoub El Mansour (USYM) a chèrement vendu sa peau pour tenir en échec une équipe du Wydad en manque d’inspiration.
De son côté, le Raja peut s’estimer heureux d’être sorti de son duel au sommet contre les FAR avec un point dans la musette.
Le Kawkab de Marrakech n’a pas eu cette chance. Plombés par une charnière centrale totalement hors-jeu, les hommes de Rachid Taoussi ont joué à dix une bonne partie de la rencontre.

La défaite concédée contre la Renaissance sportive de Berkane (2-1) souligne autant la porosité de la défense du KACM que ses idées offensives, sommes toutes intéressantes. Mais pour obtenir quelque chose lorsqu’on affronte le tenant du titre, il faut être clinique dans les deux surfaces de réparation.
Or, les Marrakchis ont multiplié les approximations dont ont profité les joueurs de Berkane. Idem pour le MAS et le CODM, qui se sont certainement donné le mot puisqu’ils ont vaincu respectivement le Hassania d’Agadir et le FUS de Rabat sur des scores similaires (2-0).
Il s’agit de la deuxième défaite consécutive du club de la capitale, qui se cherche encore après plusieurs mouvements lors du mercato estival. Au contraire de l’Olympique Dcheira, qui ne cherche plus à glaner son premier point dans l’élite, en décrochant le nul à Rabat contre l’Union de Touarga.

Alors qu’à Zemamra, le RCAZ a fait match nul en accueillant le Difaa d’El Jadida (0-0), le match entre l’Ittihad de Tanger et l’Olympique Club de Safi a été émaillé d’une multitude de fautes d’arbitrage, mais aussi de fautes graves tout court. Résultat, un match à quatre expulsions et des décisions arbitrales litigieuses, à l’image de celle du Classico entre le Raja et les FAR.
Sans surprise, les arbitres de ces deux rencontres ont été suspendus par la commission d’arbitrage. Mais cette décision n’explique pas pourquoi la VAR intervient autant pendant les rencontres. Si l’on part du principe que l’arbitre du VAR n’intervient qu’en cas d’erreurs manifestes, alors les arbitres du championnat national en commettent à foison.
En conséquence, le rythme des rencontres s’en trouve totalement perturbé, avec des interruptions fréquentes qui influencent la fluidité du jeu. Mais laissons de côté l’arbitrage, et prenons le temps d’explorer des données statistiques qui révèlent les forces et les faiblesses de chaque équipe, tout mettant en lumière les joueurs les plus influents de la journée.
