L’Union marocaine du travail (UMT) a reçu, le mardi 23 septembre 2025 à Casablanca, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Laura Jaramillo, directrice du département Moyen-Orient, Afrique du Nord et Asie centrale, accompagnée d’experts en finances publiques et politiques économiques.

Selon l’UMT, la rencontre a porté sur la situation économique et sociale du Maroc ainsi que sur plusieurs réformes structurantes, notamment la généralisation de la couverture sociale, l’éducation, la santé et la réforme de l’administration.

Lors de cet échange, le secrétaire général de l’UMT, Miloudi Moukharik, a exprimé les réserves du syndicat vis-à-vis de certaines recommandations du FMI, jugées « déconnectées de la réalité marocaine » et souvent « lourdes de conséquences pour la classe ouvrière et les catégories populaires ». L’UMT cite en particulier les appels répétés à geler les salaires, à réduire les dépenses publiques dans l’éducation et la santé ou encore à revoir à la baisse certaines protections sociales.

Le syndicat a insisté sur la nécessité de « rationaliser et adapter » les recommandations du FMI au contexte national et de privilégier une approche sociale qui mette en avant le travail décent, la réduction des inégalités et le développement durable.

Parmi les dossiers abordés figurent également la lutte contre le chômage, l’intégration du secteur informel, la réforme des systèmes de retraite, l’application de la législation du travail, le dialogue social et l’amélioration des indicateurs de développement social. L’UMT a réaffirmé son opposition au projet de réforme des retraites basé sur une logique qualifiée de « purement comptable », ainsi qu’à toute révision du Code du travail « visant à accroître la flexibilité et la précarité de l’emploi ».

Pour leur part, les représentants du FMI ont souligné l’importance de ces consultations annuelles avec les partenaires sociaux marocains et se sont engagés à transmettre les observations de l’UMT à la direction du Fonds à Washington, en vue de leur intégration dans le prochain rapport annuel consacré au Maroc.