Selon le dernier rapport publié par l’Institut Royal des Études Stratégiques (IRES) , l’économie marocaine peine toujours à transformer la croissance en création d’emplois.
Entre 2000 et 2015, chaque année générait en moyenne 120.000 postes. Mais sur la période 2016-2023, le pays a enregistré une perte nette de 11.000 emplois par an. En 2024, le taux de chômage s’est établi à 13,4%, avec un pic chez les jeunes (36,1% au niveau national et 48,8% en milieu urbain) et chez les femmes (20,1%).
Le rapport souligne une corrélation de plus en plus faible entre croissance et emploi, aggravée par la baisse du taux d’activité (42,6% en 2024 contre 52% en 2000) et par le poids de l’informel, qui concentre plus de 60% de l’emploi.
Les politiques industrielles ont certes permis l’essor de secteurs comme l’automobile, l’aéronautique ou l’électronique, mais sans générer suffisamment d’emplois. La fuite des talents, les disparités régionales et le déficit de compétences pèsent également sur le marché du travail.
Le rapport met en avant les mutations à venir : vieillissement démographique, changement climatique, essor de l’intelligence artificielle et nouvelles formes d’organisation du travail. Le potentiel d’emplois verts est estimé à 334.000 d’ici 2030, sous réserve d’investissements et de formations adaptés.
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