Intitulée « J-lioum : Ici et maintenant », cette nouvelle saison culturelle a une double portée : elle joue avec l’expression « viens aujourd’hui » et fait référence à la génération d’aujourd’hui (Jil lioum), explique l’Institut.
« A travers cette nouvelle programmation, l’Institut français veut faire écho à l’extraordinaire énergie créative de la jeunesse au Maroc et en France et ouvrir largement ses espaces et ses programmes à toutes les jeunesses pour contribuer au partage de la culture et des savoirs », a déclaré la directrice générale de l’Institut français du Maroc, Agnès Humruzian.
L’Institut français rejoint le Pass jeunes
Afin de contribuer à l’accès des jeunes à la culture et à la formation, un partenariat a été scellé avec le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, visant à proposer des gratuités et tarifs préférentiels sur l’offre culturelle et éducative de l’Institut français.
Concrètement, d’ici à la fin de l’année 2025 :
– 1.000 places seront mises à disposition à des tarifs préférentiels de -50% pour des cours de français « ma classe en ligne », des cours de préparation aux certifications en ligne et des ateliers de français en présentiel.
– 1.000 places seront rendues gratuites pour des évènements payants de l’Institut français dans les secteurs du théâtre, de la danse, du cinéma et de la musique, dans les 12 antennes sur le territoire.
« Ce nouveau chapitre de la coopération culturelle n’était pas une simple thématique de programmation. (…) mais la traduction d’une volonté de la France d’accompagner, dans tous les secteurs, les talents et la créativité d’une nouvelle génération qui tisse des liens entre nos deux pays, qui parle aux jeunesses des deux rives, qui est le ciment de notre avenir », a rappelé l’ambassadeur de France Christophe Lecourtier.
Parmi les temps forts de la programmation figurent :
Théâtre surtitré en Darija et performance dans l’espace public :
– Ici, de Pascal Rambert, présenté en collaboration avec l’ISADAC, à partir des récits de vie de 12 jeunes comédiens et comédiennes marocains.
– Fidélité(s) ou la Panenka d’Hakimi, de Mona El Yafi et Ali Esmili aborde la question existentielle de l’appartenance, à travers une jeune Française d’origine marocaine.
– Celle qui regarde le monde, d’Alexandra Badea porte un regard sur le parcours d’un migrant, d’après les questionnements de jeunes bénévoles impliqués dans l’action humanitaire.
Expositions :
– Jil lioum, une jeunesse en mouvement est une exposition photographique conçue pour l’espace public et mettant en lumière le travail de 6 photographes marocains.
– Exposition Etat(s) de passage, portée par Achraf Remok, un jeune curateur, réunissant 14 artistes.
Musique et Danse :
– Une carte blanche donnée à la rappeuse Khtek, lauréate de deux résidences de création en France, pour célébrer sa vision du rap et donner à entendre les nouvelles voix de la scène urbaine.
– Le spectacle de danse Matahat, L’Brahech mettant en scène deux compagnies lauréates du Prix Taklif, décerné aux chorégraphes émergents.
– Pour fêter leurs 20 ans, les Nuits du Ramadan se renouvellent en ouvrant la programmation musicale à un spectacle chorégraphique d’envergure : La terre en transe de Taoufiq Izeddiou.
Conférences et débats :
– Le cycle de débats: Les Rendez-vous de la philosophie revient cette année autour du thème « Ambivalence des passions. Où va le monde? ». Il rassemble plus de 4.000 participants autour de philosophes, écrivains, psychanalystes, artistes.
– La deuxième édition du festival de création sonore, Amwaj, avec des écoutes collectives, performances artistiques, expositions, rencontres scolaires et résidences.
– Le Live Magazine, une soirée unique au théâtre, pendant laquelle des journalistes, des photographes, des artistes se succèdent sur scène pour raconter une histoire enquêtée.
Création numérique :
– Playful propose une expérience de pratique collective du jeu vidéo en salle de cinéma.
– Le projet Samifati & Transe Gnawa Express fusionne musique gnaoua, électro et visuel immersif à travers une performance festive et fédératrice.
– Et Novembre Numérique, le mois des cultures numériques, qui permettra de découvrir des œuvres à la croisée de la réalité virtuelle, des jeux vidéo, et des nouvelles technologies.
Au-delà de cette sélection, l’Institut français du Maroc propose tout au long de l’année ses rendez-vous et temps forts habituels.