Le conseil d’administration de Revolut prévoit une rencontre avec le Wali de Bank Al-Maghrib le 5 ou 6 octobre 2025, a affirmé ce dernier lors de la conférence de presse du 23 septembre.
À ce stade, Revolut n’a pas encore déposé de demande formelle d’agrément. Les échanges passés ont surtout porté sur la réglementation marocaine, les règles prudentielles et la lutte contre le blanchiment.
Une méthodologie claire pour tout nouvel entrant
Le Wali a rappelé la démarche appliquée par Bank Al-Maghrib pour toute demande d’agrément bancaire : « Nous examinons d’abord le projet industriel : vous venez faire quoi ? Quelle valeur ajoutée vous apportez ? Ensuite, nous regardons le tour de table, les fondateurs, leur honorabilité, leur expérience, et leur activité à travers le monde ».
« Nous sommes aussi responsables de l’équilibre du marché. On ne peut pas permettre qu’un nouvel acteur vienne désarticuler le système bancaire. L’agrément, s’il est accordé, peut être limité selon la nature du projet et le contexte local ».
Le cas spécifique de Revolut
Pour Revolut, le Wali précise : « Si Revolut décide de déposer une demande, nous leur expliquerons exactement ce que je viens de vous dire, mais avec plus de détails techniques. Nous disposons déjà de la liste de tous leurs agréments à l’international, des conditions qui leur ont été imposées et des dates d’obtention ».
« Si vous apportez [Revolut, ndlr] une vraie valeur ajoutée et que vous respectez les règles, nous analyserons alors votre dossier avec la même rigueur que pour tous les autres acteurs« , conclut-il.