Selon le dernier rapport publié par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) sur la dynamique démographique et ses implications sur les politiques publiques, la société marocaine connaît une profonde transition démographique marquée par la baisse de la fécondité, le vieillissement de la population et l’accélération de l’urbanisation.

La fécondité est tombée à 1,97 enfant par femme en 2024, contre 7,2 en 1960. L’espérance de vie a progressé de 47 ans à 76,4 ans sur la même période. La population est estimée à 36,8 millions en 2024 et devrait atteindre 40,5 millions en 2040, malgré un ralentissement du rythme de croissance (0,85% aujourd’hui, 0,6% attendu en 2040).

La structure par âge évolue rapidement. La part des jeunes de moins de 15 ans passerait de 26,5% en 2024 à 19,2% en 2040, alors que celle des personnes âgées de 60 ans et plus grimperait de 13,8% à 19,5%. Cette inversion de la pyramide des âges ouvre une fenêtre d’opportunité démographique, mais impose des réformes en matière d’éducation, d’emploi et de protection sociale.

Le rapport souligne également l’essor de l’urbanisation, qui concernera près de 70% des Marocains en 2040, contre 62,8% en 2024. La population urbaine atteindra alors 28 millions d’habitants, tandis que la population rurale reculera à 12,4 millions.

La composition des ménages évolue elle aussi. Leur nombre passerait de 9,26 millions en 2024 à 12,3 millions en 2040, avec une taille moyenne réduite à 3,3 personnes par foyer. Cette mutation accentue les besoins en logements, estimés à 3 millions d’unités supplémentaires d’ici 2040.

Le rapport met enfin en lumière la dimension migratoire. Plus de 5 millions de Marocains vivent à l’étranger, alors que le pays accueille désormais 148.000 étrangers, un chiffre en forte hausse par rapport à 2014.

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