S’exprimant ce jeudi 2 octobre au nom de l’exécutif, Aziz Akhannouch a dressé un bilan sévère des deux derniers jours, qualifiant les événements d' »escalade dangereuse qui a porté atteinte à la sécurité et à l’ordre publics ». Il a déploré un lourd bilan humain et matériel, faisant état de « centaines de blessés parmi les membres des forces publiques » et de la « mort de trois personnes« , tout en exprimant ses regrets pour ces pertes.
Le chef du gouvernement a également regretté les « dégâts causés aux biens publics et privés » lors de ces manifestations.
Dans son allocution, Aziz Akhannouch a tenu à saluer l’action des forces de sécurité, louant les « interventions réglementaires des différentes instances de sécurité, qui continuent d’accomplir leur devoir constitutionnel en protégeant la sécurité et l’ordre publics et en garantissant les droits et libertés individuels et collectifs ».
Après avoir condamné la violence, le chef du gouvernement a affirmé que l’exécutif, à travers les partis de sa coalition, a « interagi avec les revendications des expressions de la jeunesse« .
Il a affirmé que le gouvernement se montre « réceptif à ces revendications sociétales » et a exprimé sa « disposition au dialogue et à la discussion au sein des institutions et des espaces publics ».
Pour Aziz Akhannouch, cette approche est la seule issue possible. « L’approche fondée sur le dialogue est la seule voie pour traiter les différentes problématiques auxquelles notre pays est confronté », a-t-il insisté. L’objectif, selon lui, est d' »accélérer la mise en œuvre des politiques publiques qui font l’objet des revendications sociales, afin de contribuer à la réalisation de l’ambition commune de tous les Marocains ».