Ce 1ᵉʳ octobre au Parlement, la Commission des secteurs sociaux s’est réunie dans la soirée, à la demande des groupes parlementaires, en présence du ministre de la Santé et de la Protection sociale, pour discuter de la situation actuelle du système de santé et des mesures prises pour accélérer la mise en œuvre de sa réforme, afin de garantir le droit des citoyens au traitement et aux soins de santé.
Comme nous l’expliquions, ce secteur est au centre des revendications des citoyens et des manifestants. Plusieurs sit-in ont eu lieu dans différentes régions en raison de la dégradation de la qualité des services dans ce secteur.
Retransmission en direct de la réunion en commission
Avant le démarrage de la présentation du ministre, des députés, dont Mohammed Ouzzine (Groupe Haraki), sont intervenus pour convaincre le président de la Commission de lever le huis clos sur la réunion afin de permettre aux citoyens de suivre les débats.
« Nous avons un certain nombre de propositions que nous souhaitons transmettre et sur lesquelles nous voudrions informer les Marocains », a insisté Ouzzine. D’autres ont pour leur part demandé une retransmission live de la réunion.
Après s’être retirés pour délibérer, les membres de la commission ont d’abord refusé la retransmission en direct, avant de l’accorder une vingtaine de minutes plus tard, sous l’insistance des députés.
La gouvernance, principale problématique du secteur
Pendant plusieurs heures d’échanges et de débats où le ministre est entré dans les détails de différents volets du secteur, mais s’il fallait résumer la problématique majeure de la santé en un seul mot, ce serait : la gouvernance.
En effet, dans sa présentation, le ministre a passé en revue l’ensemble des aspects, notamment les infrastructures, les ressources humaines, la gestion, la généralisation de l’assurance maladie… pour mettre en évidence une même difficulté récurrente : le déficit de gouvernance.
Ce déficit de gouvernance oblige l’administration centrale, et parfois le ministre lui-même, à intervenir pour lever des blocages qui persistent dans le temps pour des raisons souvent simples à résoudre. Les exemples donnés par le ministre tout au long de la réunion sont nombreux, dont voici un : « L’hôpital de Fqih Bensaleh était fermé. Il est prêt à 90%, mais reste à l’arrêt, faute d’électricité, car la puissance électrique initiale n’avait pas été correctement calculée. J’étais obligé d’intervenir pour régler le problème. Ce sont de petits problèmes, mais qui prennent énormément de temps à résoudre. C’est un projet important, car il permettra de réduire la pression, notamment sur Beni Mellal. Il devrait être opérationnel d’ici fin 2025 ».
Comme l’a expliqué Médias 24 dans un article publié le 1ᵉʳ octobre, dans le secteur de la santé, les moyens financiers sont mobilisés. De grands efforts budgétaires ont été consentis, sans que cela ne se répercute concrètement sur la qualité des soins et leur accessibilité.
Le problème réside, donc, dans les politiques publiques, la formation, l’humanisme, la responsabilité, le professionnalisme du personnel de santé, ainsi que la lutte contre la corruption.
Médias24 a suivi le live de la Commission des secteurs sociaux qui a duré plus de 9 heures. Nous allons consacrer un dossier à la présentation du ministre, avec des articles sur chaque aspect abordé.
Consultez notre dossier sur la présentation faite le 1er octobre en Commission des secteurs sociaux par le ministre de la Santé
– Amine Tahraoui annonce l’accélération des projets de CHU au Maroc (1/3)