Dans une vidéo publiée sur sa page YouTube dans la soirée du jeudi 3 octobre, le chercheur et sympathisant du mouvement Genz212 Rachid Achachi a officialisé une initiative : la fondation d’un nouveau parti politique. Il a par la même occasion dressé un diagnostic de la situation et a proposé une feuille de route pour une action politique « renouvelée, portée par la jeunesse mais ouverte à tous ».
Il confie que par le passé il a longtemps hésité, conscient des « obstacles administratifs et économiques » et s’attendant à une opposition féroce des partis établis, prêts à « recourir à la diffamation, aux insultes et au mensonge pour faire échouer cette tentative ».
Et qu’aujourd’hui, c’est finalement « l’intérêt de la nation et de sa jeunesse » qui l’a convaincu de surmonter ses réticences.
Les animateurs du mouvement GenZ212 ont toutefois désavoué cette initiative, expliquant que le fait d’avoir été invité à un débat ne donne pas à M. Achachi le droit d’utiliser le nom du mouvement.
« Un parti de la jeunesse, pour tous les Marocains. »
Le projet se veut une rupture. Axé sur la jeunesse, il sera néanmoins « ouvert à toutes les Marocaines et tous les Marocains ». Comme preuve de son désintéressement, Rachid Achachi s’engage solennellement à ne pas se présenter aux élections.
Son rôle, précise-t-il, sera « organisationnel, d’encadrement et intellectuel », afin de construire avec les jeunes le programme et les stratégies du parti. Il loue le « génie » de cette nouvelle génération, affirmant qu' »on ne peut pas construire le Maroc sans ces jeunes ».
Les piliers de ce projet sont, selon lui, l’activation pleine et entière de la Constitution de 2011, notamment la séparation des pouvoirs ; la défense de la liberté d’expression comme « axe de toute société évoluée » ; et la création de mécanismes de contrôle citoyen, comme des « commissions populaires » pour surveiller la gestion de l’argent public.
Des paroles aux actes : les prochaines étapes
L’objectif à court terme est d’obtenir une voix au Parlement, « même dans l’opposition », pour que la jeunesse puisse y porter ses combats. Le projet se veut tangible, avec des étapes claires : « Nous devrons organiser des rencontres, pas seulement dans le monde digital, mais dans la réalité, pour commencer à développer les premières étapes, les critères, la composition du premier bureau », a-t-il détaillé.
En transformant le mouvement en projet politique structuré, Rachid Achachi espère offrir un véhicule à ses aspirations qui, jusqu’à présent, restent sans horizon de voie institutionnelle.