« Le ministère de la Santé fonctionne avec le même organigramme depuis 1994 », a révélé le ministre au Parlement, « sans réelle adaptation aux évolutions du secteur ». 

« Les fonctionnaires du ministère ont fini par développer un instinct de survie », a-t-il souligné.

« Lorsqu’on consulte cet organigramme, on remarque qu’il existe plusieurs départements, divisions et directions. Mais, dans la pratique, lorsqu’on entre dans un service, il est souvent vide, parce que les fonctionnaires ont compris que l’organisation actuelle ne permet plus de travailler efficacement. Ils ont donc créé des ‘unités’, devenues plus nombreuses que les divisions, mais sans aucun statut légal ».

« Malgré les efforts internes pour trouver des solutions, aucune réforme structurelle n’a jamais été engagée ».

Pour y remédier, un projet de décret visant à réformer l’organisation du ministère a été proposé il y a deux mois en Conseil de gouvernement.

L’adoption de ce texte a été reportée, « suite à des discussions, notamment autour des fonctions territoriales et des fonctions de la Haute Autorité de santé (HAS) ». Une nouvelle version de ce texte a été examinée et adoptée ce jeudi 2 octobre par le Conseil de gouvernement.

L’objectif d’Amine Tahraoui est de mettre en place une organisation moderne, capable d’accompagner les réformes en cours. « Le ministre ou un directeur à lui seul ne peut pas mettre en œuvre toute une réforme », a-t-il conclu.

> Consultez notre dossier sur la présentation faite le 1er octobre en Commission des secteurs sociaux par le ministre de la Santé