La Fondation Al Mada et l’Institut national des postes et télécommunications (INPT) ont lancé, lundi 6 octobre à Rabat, un Master « Data & IA », unique au Maroc. D’une durée de deux ans, ce programme combine formation académique et expérience professionnelle en alternance rémunérée. Il est destiné aux titulaires d’une licence en mathématiques, informatique ou physique.

Ce programme se distingue par une spécificité unique au Maroc : un parcours en alternance rémunérée, alliant formation académique et expérience en entreprise sur toute la durée des deux années. Il ambitionne de former des data scientists et data engineers alliant expertise technique, vision stratégique et responsabilité numérique, capables d’accompagner et de stimuler les transitions numériques et technologiques du Royaume.

La première promotion, composée de 30 étudiants retenus à l’issue d’un processus de sélection rigoureux, fondé sur l’examen du dossier académique, un concours écrit et des épreuves orales, a entamé les cours le 22 septembre dernier, alors que la première immersion en entreprise est prévue dès janvier 2026. Cette expérience permettra, dans les prochaines années, de former un nombre croissant d’étudiants.

Quatre entreprises accompagnent ce programme, à savoir Attijariwafa bank, inwi, Managem et Marjane Group, qui accueilleront les étudiants pendant des périodes prédéterminées et les accompagneront avec l’INPT tout au long du cursus.

La formation, prise en charge par la Fondation Al Mada et ses partenaires, est prodiguée par des enseignants-chercheurs et des professionnels expérimentés. Elle intègre des cas pratiques issus des entreprises partenaires et accorde une place centrale aux soft skills, afin de préparer les étudiants à devenir des acteurs clés de la transformation digitale nationale.

« L’avenir de nos économies, de nos entreprises et de nos sociétés se jouera dans la maîtrise et l’usage responsable des données et de l’IA », a estimé le président de la Fondation Al Mada, Hassan Ouriagli.

« Nous sommes à un moment charnière où ces technologies ne sont plus une option, mais un impératif stratégique », a-t-il ajouté.