Diffusée sur la plateforme Discord et la page Facebook du mouvement, cette liste, que le mouvement a refusé de qualifier de « cahier de revendications », se concentre principalement sur l’enseignement, la santé, le travail et la justice. Le mouvement a également appelé à la « démission immédiate du gouvernement actuel » et a réaffirmé son refus de tout dialogue avec celui-ci.

Le mouvement a réaffirmé son « engagement en faveur d’une démarche pacifique et responsable dans ses manifestations », tout en soulignant son indépendance et en dénonçant les individus qui se présentent comme ses représentants auprès des partis politiques.

GenZ a précisé que ses revendications constituent les grandes lignes préalables à une réforme, en insistant sur le fait qu’il s’agit de « demandes nationales » qui pourront être détaillées ultérieurement.

Ces demandes concernent :

  1. Une réforme radicale de l’enseignement qui garantisse un enseignement moderne et gratuit, assure l’égalité des chances, lie la formation au marché du travail et réhabilite l’école publique.
  2. Une réforme générale du secteur de la santé en augmentant le budget, en équipant correctement les hôpitaux, en formant un personnel qualifié et en garantissant un accès digne et juste à tous les citoyens.
  3. Une justice indépendante et intègre qui assure l’égalité devant la loi, protège les droits et libertés et met fin à toutes les formes de corruption ou d’ingérence dans le système judiciaire.
  4. La création de véritables opportunités d’emploi pour les jeunes en mettant en place des politiques audacieuses, en soutenant les petites entreprises, en stimulant l’investissement productif et en encourageant les initiatives individuelles ainsi que la formation professionnelle sérieuse.
  5. L’assainissement des institutions publiques et administratives en luttant contre la corruption et le clientélisme, en renforçant le lien entre responsabilité et reddition des comptes, et en établissant une véritable responsabilité pour toute personne manquant à ses devoirs ou abusant de sa fonction.
  6. Une justice dans la répartition des ressources et le développement territorial afin d’assurer un Maroc équilibré entre villes et campagnes, entre le centre et les régions, et de garantir l’équité dans les projets, les infrastructures et les services publics.
  7. L’implication des jeunes dans la prise de décision en ouvrant la voie aux compétences jeunes pour assumer des responsabilités politiques et administratives et en leur permettant de participer activement à l’élaboration des politiques publiques et à la construction de l’avenir.