La nomination de Duke Buchan III avait été annoncée en mars dernier par le président Donald Trump, qui avait souligné que le nouvel ambassadeur des États-Unis au Maroc « jouera un rôle clé alors que nous renforçons la paix, la liberté et la prospérité pour nos deux pays ».
Lors de l’audition de sa confirmation devant la Commission des affaires étrangères du Sénat, le 29 juillet, le nouvel ambassadeur américain a souligné que le Maroc constitue « un pilier de stabilité » en raison de son emplacement stratégique qui le rend « essentiel » pour la sécurité nationale des États-Unis.
Il s’est dit engagé à renforcer la « relation de longue date » liant Washington et Rabat en matière de sécurité face à « des défis communs », rappelant que le Royaume est l’un des plus anciens partenaires des États-Unis d’Amérique.
« Notre traité de paix et d’amitié remonte à 1786. Depuis près de 240 ans, nos relations bilatérales ont rendu les Américains et les Marocains plus sûrs, plus forts et plus prospères », a-t-il rappelé.
Le Maroc représente également « un partenaire économique modèle », a déclaré le nouvel ambassadeur, précisant que les États-Unis et le Royaume entretiennent des relations commerciales solides.
Né en 1963 en Caroline du Nord, Duke Buchan III dispose d’une longue carrière dans le domaine des investissements et de la finance. Il a également occupé le poste d’ambassadeur des États-Unis en Espagne et en Andorre entre 2017 et 2021.
Duke Buchan III réitère le soutien de Washington à l’initiative d’autonomie
La confirmation de Duke Buchan III par le Sénat intervient au lendemain de l’annonce par le gouvernement US que les États-Unis encouragent les investissements américains dans les provinces du sud du Royaume.
À cet égard, il a plaidé pour la promotion des opportunités d’investissement américain « à travers tout le Royaume, où l’Amérique peut apporter une technologie de pointe pour appuyer les ambitions du Maroc en matière de développement des secteurs de la technologie, des transports, de l’agriculture et de l’énergie ».
Le nouvel ambassadeur a également tenu à rappeler la position des États-Unis, réitérée le 8 avril dernier par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, reconnaissant la souveraineté du Maroc sur son Sahara et soutenant « la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc comme seule base pour une solution juste et durable au différend » sur le Sahara marocain.
Il a ajouté que le chef de la diplomatie US avait aussi réaffirmé l’appel du président Donald Trump aux parties pour qu’elles s’engagent « sans délai dans des pourparlers, avec la proposition d’autonomie du Maroc comme seul cadre, afin de négocier une solution mutuellement acceptable ».
À ce propos, le nouvel ambassadeur américain s’est déclaré engagé à « faciliter les progrès vers cet objectif ».