La feuille de soins électronique (FSE) et le dossier patient partagé (DPP) ont été au centre d’une réunion tenue le 9 octobre 2025 entre les représentants de la CNSS, la société Netopia, en charge du développement du système, et le Collège syndical national des médecins spécialistes privés (CSNMSP).
Destinée à remplacer la feuille papier, la feuille de soins électronique portera sur :
– la facturation séparée des prestations, pour un remboursement plus rapide et progressif (consultations, analyses, imagerie, pharmacie).
– la transmission électronique sécurisée, soit via une plateforme CNSS après inscription, soit directement depuis le logiciel du médecin, s’il est interopérable. Le patient sera notifié à chaque envoi.
Une phase pilote à Kénitra
Selon nos sources, une phase pilote à Kénitra précédera le lancement national début 2026, accompagnée de sessions régionales de sensibilisation destinées aux professionnels de santé.
Le dossier patient partagé sera intégré à la même plateforme et utilisera les mêmes identifiants que la feuille de soins électronique. Les règles de consentement du patient restent à définir, afin de garantir la confidentialité et la traçabilité des données médicales.
Partie prenante de ce chantier, le Collège syndical national des médecins spécialistes privés (CSNMSP) a émis des propositions afin de faciliter l’adoption du nouveau système :
– la prise en charge par la CNSS de 50% de la cotisation, à l’image de l’aide de 99 % accordée par la CNAM en France ;
– une aide à l’informatisation des cabinets médicaux.
Invité d’une émission sur 2M, le 6 octobre, le ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tahraoui, avait annoncé que la feuille de soins électronique entrera progressivement en vigueur à partir de 2026, en vue de la suppression totale de la version papier.
Le ministre a expliqué qu’à terme, « le patient n’aura plus besoin de transporter une feuille de soins pour se rendre chez le médecin ou à la pharmacie ».
Toutes les étapes du parcours de soins seront numérisées, ce qui permettra de réduire les délais d’attente pour la délivrance des médicaments et d’accélérer les remboursements.
La numérisation permettra également à la CNSS de réduire ses coûts de gestion et de limiter les erreurs administratives, tout en améliorant la qualité du service.
Une phase transitoire est prévue. La version électronique coexistera avec la version papier, le temps d’assurer la pleine capacité technique et une transition fluide vers un système entièrement numérique.