EDUCATION•13 Oct 2025•Par Kenza Khatla•2 min de lecture
Éducation nationale : « L’annulation de la limite d’âge de 30 ans pour le recrutement est à l’étude » (Berrada)
En réponse à deux questions orales au Parlement, ce lundi 13 octobre, le ministre de l’Éducation nationale, Mohammed Saâd Berrada, a apporté des éclaircissements sur la possibilité d’annuler la décision...
Kenza Khatla
Le 13 octobre 2025 a 18h09 | modifie 13 octobre 2025 a 18h36
En réponse à deux questions orales au Parlement, ce lundi 13 octobre, le ministre de l’Éducation nationale, Mohammed Saâd Berrada, a apporté des éclaircissements sur la possibilité d’annuler la décision fixant à 30 ans l’âge maximum de recrutement dans l’enseignement public.
« Cette mesure, instaurée il y a trois ans, visait à améliorer le système éducatif, à renforcer l’attractivité du métier et à garantir un parcours professionnel complet pour les cadres, tout en optimisant l’investissement dans la formation », a-t-il rappelé à la Chambre des représentants.
« Depuis deux à trois mois, une étude a été menée en réponse aux demandes des députés, des syndicats et d’autres acteurs du secteur pour l’annulation de cette décision », a-t-il précisé.
« L’année dernière, 120.000 jeunes ont postulé au concours d’enseignement, dont 14.000 ont été admis. 80% avaient moins de 25 ans, dont plus de 75% étaient titulaires d’un baccalauréat et d’une licence avec mention. Les candidats âgés de 29 ans représentaient seulement 4%« .
Le ministre a également souligné que « les fédérations du secteur privé demandent l’organisation de ce concours plus tôt, car les enseignants leur laissent parfois des classes vacantes lorsqu’ils le réussissent ». « Cela montre qu’ils disposent d’une expérience leur permettant de rivaliser avec de jeunes diplômés », a-t-il ajouté.
« La décision de cette annulation, ou pas, sera prise dans les plus brefs délais« , promet-il, « avant le démarrage du recrutement des 20.000 postes prévus dans le projet de loi de finances (PLF) 2026″.
« Nous devons d’abord en discuter avec le secteur privé et anticiper les problématiques que cela pourrait créer. Il ne s’agit pas de résoudre un problème et d’en créer un autre ailleurs », a-t-il conclu.