Cette annonce, faite lors d’une interview diffusée jeudi 16 octobre par la chaîne Asharq News, intervient à un moment stratégique : l’approche du vote du Conseil de sécurité de l’ONU pour le renouvellement du mandat de la Minurso et l’occasion du 50ᵉ anniversaire de la Marche Verte.

Considéré comme l’un des principaux architectes de la politique américaine sur le continent africain, M. Boulos a rappelé que « le président Trump a été clair dès le début dans sa reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara ».

Il a souligné que l’administration actuelle est « engagée à poursuivre dans cette voie jusqu’à la finalisation des étapes pratiques, au premier rang desquelles l’ouverture du consulat américain à Dakhla« .

Le conseiller a précisé que la position américaine n’est « ni conjoncturelle ni électorale« , mais qu’elle s’inscrit « dans le prolongement d’une décision stratégique officialisée par un décret présidentiel en 2020 ». Selon lui, cette position exprime la « conviction profonde que la solution au Sahara doit être réaliste, durable et basée sur l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine« .

Des signaux positifs en direction de l’Algérie

Massad Boulos a salué le discours du Roi Mohammed VI du 29 juillet 2025, le qualifiant d' »historique » et a particulièrement loué « les propos remarquables et profonds », y voyant une « porte d’espoir pour une véritable réconciliation dans la région ».

Le conseiller américain a également partagé des impressions positives de sa récente visite à Alger, où il a rencontré le président Abdelmadjid Tebboune. Il a décrit leurs discussions comme « franches et constructives », affirmant que « l’Algérie montre également une disposition à améliorer ses relations avec le Maroc » et qu’il existe « une volonté commune de trouver une solution définitive à un conflit qui dure depuis un demi-siècle ».

Un soutien international croissant

Évoquant la dynamique internationale autour du dossier, M. Boulos a remercié les « partenaires européens, en particulier la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Union européenne », affirmant que « l’alliance internationale soutenant le plan d’autonomie est aujourd’hui plus large et plus forte que jamais ».

Il a conclu sur une note optimiste : « Nous sommes plus proches que jamais d’une solution durable et positive. Il est temps de clore ce conflit vieux de cinquante ans. Nous croyons que le Maroc possède le leadership et la vision nécessaires pour rendre cela possible ».