La marche était un peu trop haute pour le Maroc en ouverture de la Coupe du monde féminine U17. Ce vendredi 17 octobre au stade olympique de Rabat, l’équipe nationale a subi une défaite logique face au Brésil (0-2).

Evelin, Waksman et De Oliveira Sales sont derrière les trois buts de la rencontre. Tandis que les Marocaines n’ont quasiment eu aucune occasion à se mettre sous la dent (2 tirs cadrés).

Sachant que les quatre meilleurs troisièmes se qualifient pour le second tour, le Maroc tient encore son destin entre ses mains.

Mais les joueuses du sélectionneur national Anwar Mghinia n’ont plus le droit à l’erreur. Dès la 2e journée du groupe A, face à l’Italie, mardi 21 octobre, toujours à Rabat.

Des Italiennes qui croisent le Costa Rica, samedi 18 octobre au Complexe Mohamed VI de football à Salé.

L’enjeu de ce match a quelque peu coupé l’herbe sous le pied des 22 actrices en début de rencontre. Le premier quart d’heure fut marqué par un florilège de gestes techniques manqués.

La première situation chaude fut en faveur des Brésiliennes. Lancée dans la profondeur, Evelin n’a pas pu contrôler son ballon en raison de l’intervention d’Ahlam Boukhorb, la portière marocaine qui est sortie à bon escient grâce à une bonne lecture de jeu (9’).

Mais elle n’a rien pu faire sur l’ouverture du score de cette même Evelin qui s’est présentée seule dans la surface de réparation, à la limite du hors-jeu, sans être à aucun moment gênée par l’arrière-garde marocaine (12’), dont la lenteur est pour le moins inquiétante.

Kautar Azraf a tenté de sonner la révolte en essayant de surprendre la gardienne brésilienne d’une tentative soudaine et lointaine, mais son audace n’a pas payé, le ballon passant pas loin des cages adverses (24’).

Cependant, c’est défensivement que le bât blesse, car à chaque incursion dans la surface du Maroc, la Seleção passait des sueurs froides dans le camp national.

Heureusement qu’Ahlam Boukhorb était vigilante pour garder son équipe en vie dans cette rencontre quasiment à sens unique.

Sous les yeux de sa famille, dont le sélectionneur des U17, Nabil Baha, Maïssa Baha s’est démenée sur le front de l’attaque sans réussir à faire de différences notables. Il faut dire que la pépite du FC Barcelone était un peu esseulée dans les zones dangereuses.

Qui plus est, face à la défense à trois axiaux alignés par l’ancienne internationale, Rilany Da Silva. Au vrai, il y avait peu de connexions entre les joueuses offensives de l’EN. À l’inverse des Brésiliennes qui se trouvaient parfois les yeux fermés.

À l’instar du but du break, inscrit suite à une combinaison suivie d’un festival de jongles et d’une volée de Giovanna Waksman (36’).

Une défense poreuse et une agressivité en berne

Menées 2 à 0, on sentait les Marocaines davantage animées par la volonté de ne pas hypothéquer leurs chances de qualification en encaissant d’autres buts que par l’envie de revenir au score.

C’est en effet un dilemme épineux dans une phase de groupes où les quatre meilleures troisièmes peuvent encore se qualifier en huitièmes. Dès lors, le goal-average sera décisif.

Même si ce scénario est peu probable au vu de leurs faibles prestations, illustrées par un pourcentage de passes réussies d’à peine 60% et un déficit d’impact physique.

Il faut continuer à y croire jusqu’à la dernière seconde du dernier match. Même si cela risque de ne pas suffire. Surtout si le sélectionneur Anwar Mghinia demeure inactif face aux défis tactiques imposés par son homologue sur le banc d’à côté.

Le Brésil avait notamment toujours des facilités dans la sortie de balle. Le staff de l’équipe nationale n’a cependant pas trouvé la solution. D’autant que défensivement, ses joueuses se sont abonnées.

Pour preuve, la troisième réalisation des Brésiliennes, signée De Oliveira Sales, bien aidée sur le coup par un dégagement complètement raté de la défense de l’EN.

Les changements opérés par le sélectionneur ont redonné un nouveau souffle à son équipe, qui a réussi quelques mouvements collectifs intéressants. Il était un peu trop tard et ça n’a donc pas suffi aux coéquipières d’Imene Diyen d’ouvrir leur compteur but et de réduire l’écart.