Un exploit historique qui restera gravé dans les annales du football mondial.
L’équipe du Maroc des moins de 20 ans a été sacrée championne du monde, dimanche 19 octobre au Chili, après une victoire éclatante 2-0 face à l’Argentine, l’une des nations les plus titrées de la catégorie.
Au lendemain de ce triomphe, la presse internationale, de Madrid à Paris en passant par Buenos Aires, est unanime. Loin d’être une surprise passagère, cette victoire est saluée comme la consécration d’un projet de fond et l’émergence d’un modèle de formation exemplaire.
La presse espagnole salue le « triomphe historique » du Maroc au Mondial U20
La presse espagnole a salué la performance exceptionnelle du Maroc, sacré champion du monde des moins de 20 ans, qualifiant cet exploit de « triomphe historique » et de « consécration d’une génération dorée ».
Le quotidien La Razón souligne que le Maroc a « confirmé sa montée en puissance sur la scène mondiale » en devenant le deuxième pays africain à décrocher le titre mondial U20, relevant que la sélection nationale, « disciplinée, courageuse et redoutablement efficace », a su imposer son rythme et contrôler la finale du début à la fin.
Le quotidien AS, qui titre « Le Maroc entre dans la légende », écrit que les Lionceaux de l’Atlas « ont livré une partition parfaite face à l’ogre argentin ». « Zabiri a fait la différence avec deux chefs-d’œuvre, tandis que la défense marocaine a été infranchissable », explique le quotidien, ajoutant que « ce succès n’est pas un hasard mais le fruit d’un travail de fond et d’une mentalité de vainqueurs ».
De son côté, l’agence EFE évoque la « naissance d’un nouveau champion du monde », mettant en avant « un Maroc conquérant, lucide et généreux dans l’effort », dont la victoire est « la récompense d’une génération audacieuse et talentueuse ».
L’agence de presse espagnole rappelle que le Royaume devient le 13e pays à remporter la Coupe du monde U20 et le deuxième représentant africain à inscrire son nom au palmarès.
La radio publique RTVE parle, quand à elle, d’un « exploit historique », soulignant que les Lionceaux de l’Atlas « ont fait plier une Argentine invaincue » grâce à une prestation « pleine de caractère et de maîtrise ».
Le média met en avant, dans un article publié sur son site internet, les qualités de Yassir Zabiri, auteur d’un doublé décisif, et Othmane Maamma, étincelant au milieu de terrain, deux joueurs qui « symbolisent la nouvelle ère du football marocain ».

La presse espagnole salue ainsi un Maroc au sommet, auteur d’un parcours impressionnant, marqué par des victoires de prestige face à l’Espagne, au Brésil et à l’Argentine et assure que ce sacre vient couronner l’essor irrésistible du football marocain, déjà confirmé par l’épopée de la sélection A lors du Mondial 2022 au Qatar.
La presse argentine salue le Maroc, « tornade africaine » victorieuse 2–0 en finale
Admirative et unanime, la presse argentine a salué ce lundi 20 octobre la victoire éclatante du Maroc face à l’Argentine (2-0) en finale de la Coupe du monde U20 au Chili, consacrant ce que Clarin a décrit comme une “tornade africaine, pure et décisive”, symbole de la montée en puissance d’un football “structuré, rapide et méthodique”.
Les grands journaux argentins ont reconnu la supériorité tactique et mentale des Lionceaux de l’Atlas, sans manquer de souligner la performance encourageante de l’équipe dirigée par Diego Placente, finaliste après dix-huit ans d’attente.
“Les jeunes de Placente ont fait leurs adieux avec de grands moments de football”, écrit le prestigieux quotidien Clarin, qui décrit une première période dominée “par la vitesse, la puissance et la détermination du Maroc”.
Le quotidien relève la précision du double-buteur Yassir Zabiri et la rigueur d’un collectif “capable de gérer le tempo du match sans faiblir”.
“Le Maroc a été une véritable tornade africaine qui a submergé l’Argentine en première mi-temps”, poursuit le journal, évoquant “une victoire construite sur l’intensité, l’organisation et la lucidité”.
Le quotidien La Nacion, premier tirage de la presse écrite, met l’accent sur “une défaite douloureuse, mais pleine d’enseignements”, insistant sur le “futur prometteur” d’une génération argentine en reconstruction.
“L’Argentine a semblé sous-estimer la puissance de l’adversaire”, écrit le quotidien, reconnaissant que le Maroc “a frappé dès le début, ouvrant la voie à la victoire dès la première mi-temps”. Mais le ton reste empreint de respect : “Le Maroc a joué juste, fort, et a su exploiter chaque brèche défensive ».
Dans un ton plus direct, le quotidien Ambito salue la maîtrise tactique marocaine : “Le Maroc a rapidement pris l’avantage et l’a conservé jusqu’à la fin du match, malgré la domination argentine ».
Le quotidien du monde des affaires évoque un “succès historique” du football africain et insiste sur la solidité défensive des Lionceaux de l’Atlas, “capables de défendre avec efficacité et calme une avance construite en moins de trente minutes ».
L’auteur note également que cette victoire “consacre la première Coupe du monde U20 remportée par le Maroc, un exploit exceptionnel pour une équipe africaine ».
De son côté, le journal Pagina 12 adopte un ton admiratif et analytique, titrant : “C’était le jour de Maamma.” L’éditorialiste Juan José Panno s’attarde sur la prestation du prodige marocain Othmane Maamma, “véritable flèche rouge sur la route de l’Argentine”, qui “a rendu la défense argentine folle ».
Le journal évoque un “collectif discipliné, concentré, d’une grande maîtrise sur coups de pied arrêtés”, et conclut : “Bravo aux champions, bravo aux finalistes. Les jeunes de Placente ont été battus par une équipe qui a bien joué, rien à leur reprocher ».
Enfin, le quotidien sportif Olé résume l’esprit général de la presse argentine : “Ce trophée en vaut la peine.” Tout en déplorant les “29 minutes fatidiques” qui ont scellé le sort de la finale, le journal salue la dimension du rival marocain, “un champion mérité”, et souligne que cette finale “confirme qu’un projet à long terme porte plus de fruits que des changements de direction sporadiques”.
“Le Maroc a repoussé l’Argentine pendant 69 minutes, avec vitesse, dynamisme et sang-froid”, écrit Olé, voyant dans cette victoire “le triomphe d’une idée, d’un modèle et d’une formation exemplaire”.
Au-delà du revers sportif, les journaux argentins ont unanimement reconnu l’émergence d’un modèle marocain, bâti sur la patience, la discipline et l’investissement dans la jeunesse.
Le modèle marocain bâti autour de l’Académie Mohammed VI (Média français)
A l’origine du sacre historique des Lionceaux de l’Atlas au mondial U20, le modèle marocain bâti autour de l’Académie Mohammed VI de football s’érige comme un système cohérent pensé pour durer, écrit le site sportif français MaxiFoot.
Dans un article sous le titre : »Le Maroc sacré : une confirmation et un déclic« , MaxiFoot souligne que ce succès illustre une maturité collective rarement vue à cet âge qui trouve ses fondations dans le système de formation ouvert sur les talents.
« Cette ouverture combinée à la formation locale nourrit un cercle vertueux que chaque génération entretient à son tour », explique le site, précisant que dix des vingt-deux champions du monde sont nés en Europe, détectés par une cellule spécialisée de six scouts qui mise sur la confiance plutôt que sur les promesses.
Abordant le parcours quasiment parfait des Lionceaux, le journal relève qu’il s’agit d' »une confirmation pour le pays hôte de la prochaine CAN ne compte pas s’arrêter en si bon chemin ».
Il rappelle que dans le nouveau modèle du Royaume, l’Académie Mohammed VI et ses cinq pôles régionaux structurent la formation. Dans le souci d’accompagner cette dynamique sportive, poursuit le site, un fonds national a été mis en place avec le soutien de partenaires privés dans la perspective de certifier 5.000 éducateurs UEFA B d’ici 2028.
« Depuis la demi-finale du Mondial 2022, les candidatures affluent : jouer pour le Maroc est devenu un choix d’ambition », note MaxiFoot.
D’après l’auteur de l’article, le titre U20 n’est pas une fin, mais le point de départ d’un Maroc qui veut durer et l’ultime validation d’un cycle parfaitement maîtrisé pour le premier pays africain à avoir atteint le dernier carré du Mondial et la troisième place aux JO de Paris.