La dernière note du haut-commissariat au Plan (HCP) dresse un état des lieux complet de la situation démographique dans les trois régions du Sud, Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Ed Dahab, à travers l’analyse de la population, de la taille des ménages, des profils démographiques et des indicateurs de nuptialité, de fécondité, de mortalité et d’espérance de vie. Elle s’intéresse également aux populations à besoins spécifiques, tout en comparant les résultats aux recensements de 2004 et 2014 ainsi qu’aux tendances observées à l’échelle nationale.

Ces trois régions, qui s’étendent sur plus de 317.000 km², soit 45% du territoire national, comptaient 1,12 million d’habitants en 2024, représentant 3% de la population marocaine.

En 2024, les provinces du Sud totalisaient 266.306 ménages, dont 84% en milieu urbain. La province de Laâyoune concentre à elle seule près du tiers des ménages urbains (32,5%), suivie par Oued Ed-Dahab (20,3%) et Guelmim (16,4%).

Entre 2014 et 2024, ces régions ont enregistré une progression du nombre de ménages supérieure à la moyenne nationale, particulièrement en milieu urbain. Les villes de Laâyoune, Dakhla et Guelmim concentrent à elles seules plus de la moitié des ménages (52%), traduisant un phénomène croissant de polarisation urbaine.

La croissance démographique reste toutefois contrastée d’une région à l’autre : 4,05% à Dakhla-Oued Ed Dahab, 1,8% à Laâyoune-Sakia El Hamra et 0,47% à Guelmim-Oued Noun.

Sur les 86 communes que comptent les trois régions, 45 (soit 52%) ont enregistré un recul démographique, contre 57% au niveau national. Cette tendance à la baisse touche principalement le milieu rural, conséquence directe de l’exode vers les pôles urbains et l’attractivité des centres urbains de ces régions.

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