C’est la fin pour Chantiers et Ateliers du Maroc (CAM), pionnier historique de la réparation navale dans le Royaume. Vendredi 17 octobre, les pelleteuses ont entamé la démolition du siège de l’entreprise, situé dans l’enceinte du port de Casablanca, marquant la disparition d’un acteur emblématique du secteur.
Placée en liquidation judiciaire le 18 janvier 2024 par le tribunal de commerce de Casablanca, la société n’a pas survécu à plusieurs années de difficultés.
Fondée en 1944, CAM avait commencé à vaciller dès 2019, après l’échec du renouvellement de sa concession par l’Agence nationale des ports (ANP). Deux appels d’offres infructueux, en 2019 et 2020, avaient scellé le sort de l’entreprise, qui s’est retrouvée évincée du domaine portuaire qu’elle exploitait depuis huit décennies.
La liquidation avait été confiée au syndic Abdelmajid Raïs, déjà désigné lors du redressement judiciaire. Aujourd’hui, avec la disparition de son site historique, CAM tourne définitivement la page d’un pan important de l’histoire industrielle marocaine.