Le HCP publie son rapport sur la migration interne selon les résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2024.

Selon le RGPH 2024, 39,6 % de la population marocaine ont migré au moins une fois à l’intérieur du pays au cours de leur vie, tandis que 59,7 % résident toujours dans leur commune de naissance.

La mobilité interne est plus féminine : les femmes représentent 43,7 % des migrants contre 35,5 % pour les hommes.

Au total, le Maroc compte 14.447.532 migrants internes. 

Les déplacements urbain-urbain constituent la première forme de mobilité, avec 45,6 % des flux entre milieu de résidence à la naissance et milieu de résidence en 2024 (soit 6.702.314 personnes).

Ils sont suivis des migrations rural-urbain (34,1 % ; 5.017.968 personnes), qui traduisent la poursuite de l’exode rural.

Les mouvements urbain-rural ne représentent que 7,2 % (1.058.451 personnes), et les rural-rural 11,4 % (1.668.798 personnes).

Le HCP note que le milieu rural a perdu près de 4 millions d’habitants au profit des zones urbaines.

Sur le plan territorial, la région Casablanca-Settat regroupe 3.628.822 migrants, soit 25,1 % du total national, confirmant son rôle de premier pôle d’attraction démographique.

Elle est suivie de Rabat-Salé-Kénitra (2.070.973 migrants ; 14,3 %) et Fès-Meknès (1.726.281 migrants ; 11,9 %).

Les régions les plus expulsives sont Marrakech-Safi, avec un solde migratoire négatif de 766.518 personnes, et Drâa-Tafilalet, avec –509.649 personnes.

À l’inverse, les régions bénéficiaires sont Casablanca-Settat (+832.662), Rabat-Salé-Kénitra (+481.819) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (+278.720).

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