Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a présenté, le lundi 20 octobre 2025, devant la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, un exposé sur le projet de loi de finances pour 2026, mettant particulièrement l’accent sur la préparation d’une nouvelle génération de programmes intégrés de développement territorial.

Dans ce cadre, un plan d’urgence est déployé dès cette année 2026, doté d’un budget de 20 milliards de DH. Ce dispositif vise à accélérer la mise en œuvre de mesures urgentes à fort impact social et territorial, à réduire les disparités régionales, à renforcer la résilience des zones vulnérables — notamment les régions montagneuses — et à stimuler l’emploi local.

Pour la mise en œuvre du programme de réhabilitation des centres ruraux émergents, le ministre a indiqué que 542 centres ont été identifiés, représentant 60% de la population rurale. Le programme prévoit la réhabilitation de 77 centres, ainsi que l’accélération de la réhabilitation de 36 autres centres en 2026, avec une enveloppe de 2,8 milliards de DH.

Au niveau de l’éducation, le programme prévoit d’améliorer l’accès et la qualité de l’enseignement, tout en luttant contre le décrochage scolaire, notamment chez les enfants des douars reculés.

En matière de santé, il vise à renforcer l’accès équitable à des services de qualité au profit des populations vulnérables, grâce à des actions immédiates à fort impact territorial.

Le programme met également l’accent sur la gestion proactive des ressources en eau, afin de garantir un accès durable et équitable à l’eau potable, de renforcer la résilience des zones rurales et périurbaines, et d’adopter une approche participative de gestion des ressources hydriques.

Concernant l’aménagement territorial intégré, il s’agit d’améliorer les infrastructures de base, de réduire les disparités spatiales et de renforcer l’attractivité locale.

Quant à l’emploi et l’inclusion économique, le programme ambitionne de créer des opportunités d’emploi immédiates et de promouvoir l’inclusion socioéconomique des jeunes et des femmes.