Le ministère de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences a lancé, le lundi 27 octobre à Rabat, la mise en œuvre du programme Tadarroj, à travers la signature des conventions d’exécution dédiées au secteur de l’artisanat.

Présidée par Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, et Lahcen Essaadi, secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire, la cérémonie a réuni les représentants des douze chambres régionales d’artisanat et des quatre associations gestionnaires des centres de formation et de qualification dans les métiers de l’artisanat.

30.000 apprentis pour l’année 2025-2026

Le réseau national de formation par apprentissage dans le secteur de l’artisanat compte aujourd’hui 67 centres et plus de 100 annexes, accueillant près de 30.000 apprentis au titre de l’année 2025-2026. Ces structures constituent un pilier essentiel du dispositif Tadarroj, qui vise à renforcer la coordination entre entreprises, maîtres artisans et centres de formation, tout en adaptant l’offre aux besoins régionaux.

« La signature de ces conventions marque une nouvelle étape dans le déploiement du programme Tadarroj », a déclaré Younes Sekkouri. Le ministre a souligné que ce dispositif « enregistre déjà des taux d’insertion particulièrement élevés » et qu’il reflète « la volonté du gouvernement de généraliser la formation par apprentissage comme levier durable de qualification et d’emploi ».

La bourse annuelle fixée à 5.000 dirhams par apprenti vient, selon lui, renforcer l’engagement des jeunes et faciliter leur insertion professionnelle.

Pour sa part, Lahcen Essaadi a mis en avant la portée sociale du programme : « Ce que nous accomplissons aujourd’hui traduit notre engagement envers la jeunesse et notre foi en sa capacité à innover et à bâtir un avenir meilleur. La formation par apprentissage dans les métiers de l’artisanat est l’un des mécanismes les plus efficaces pour le développement du capital humain ».

Ce mode de formation, qui alterne entre apprentissage pratique et enseignement théorique, offre également des parcours adaptés aux jeunes peu scolarisés, leur ouvrant de nouvelles perspectives d’emploi et d’autonomisation économique.

Le programme Tadarroj s’inscrit dans la vision royale de développement du capital humain et dans la continuité de la Feuille de route pour l’emploi, adoptée par le gouvernement le 26 février 2025. Il ambitionne de former 100.000 apprentis par an d’ici 2026, dans divers secteurs : artisanat, agriculture, pêche, tourisme, industrie et services.

Après Rabat, le programme Tadarroj poursuit son déploiement à Casablanca, où une nouvelle convention d’exécution a été signée entre Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, et Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication.

Cette deuxième étape marque l’adhésion de 168 centres de formation et clubs féminins au dispositif, avec un objectif de 21.000 apprentis formés par an à l’horizon 2030. Dotée d’une enveloppe de 105,5 millions de DH, cette phase vise à renforcer la formation dans des secteurs à fort potentiel d’emploi tels que le textile, l’hôtellerie, les services à la personne et l’éducation.

Le programme poursuivra dans les prochaines semaines sa tournée régionale, en vue d’atteindre 100.000 apprentis par an d’ici 2026.

Le ministère de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences signera dans les prochains jours des conventions similaires avec :

  • le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication ;
  • le ministère de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille ;
  • le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts ;
  • le ministère du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire ;
  • l’OFPPT ;
  • l’Anapec.

Le déploiement du programme repose sur une gouvernance coordonnée entre les ministères concernés, les opérateurs publics et les partenaires socio-économiques. L’Anapec sera pleinement impliquée pour identifier les jeunes sans qualification et faciliter leur orientation vers des formations répondant aux besoins du marché du travail.

À travers ce dispositif, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire de la formation par apprentissage un pilier structurant de la politique nationale de l’emploi, au service de l’inclusion, de la cohésion territoriale et du développement économique.