« La farine subventionnée est mélangée à du papier moulu » : c’est avec ces termes qu’Ahmed Touizi a suscité une vaste polémique, qu’il a ensuite tenu à relativiser en précisant que ses propos « ne devaient pas être interprétés de manière littérale ou offensante ».

Dans une publication sur sa page Facebook, M. Touizi a assuré que l’expression était utilisée « au sens figuré ». Il a expliqué que « moudre le papier » est couramment employée dans le dialecte marocain pour désigner la « manipulation de documents ou de factures présentées aux services compétents afin d’obtenir des subventions publiques ». Il a fermement nié tout lien entre cette expression et le mélange de substances impropres avec de la farine ou d’autres denrées alimentaires.

Le président du groupe pamiste à la Chambre des représentants a ajouté que « parler de moudre le papier au sens littéral n’est ni économiquement, ni logiquement concevable, compte tenu du fait que le prix du papier est plus élevé que celui de la farine« , soulignant que « cette allégation ne peut être crédible dans la réalité ».

Touizi a exprimé ses regrets face à ce qu’il a décrit comme une « déformation de ses propos pris hors de leur contexte réel » et une « exploitation par certaines parties en quête de sensationnalisme et de buzz, au détriment de la vérité et de l’intérêt général ». Il a souligné que son intervention parlementaire visait uniquement à alerter sur la nécessité de contrôler la qualité de la farine subventionnée, les quantités de production déclarées et les mécanismes de décaissement des aides publiques, des questions qui concernent directement le citoyen marocain.

Le parlementaire a réaffirmé sa détermination à « défendre la réforme du système de subventions publiques ». Il a appelé à retirer progressivement les subventions accordées au gaz butane et à la farine subventionnée, pour diriger l’aide directement vers les familles pauvres et méritantes. Cette démarche vise, selon lui, à « garantir la justice sociale, la dignité du citoyen et l’équilibre des finances publiques ».